Système biliaire

Définition et enjeux

Alexis Alquié Précis de la doctrine médicale de l'école de Montpellier… (1846)

Le plus souvent on observe un embarras gastrique, des nausées, des vomissements de matières bilieuses; la langue est sale et jaunâtre, le goût amer, les conjonctives un peu jaunes ; la peau a une teinte sale ; les selles sont plus ou moins fréquentes et biliformes ; le pouls est mou et fréquent. Les causes prédisposantes de cette fièvre bilieuse sont le tempérament bilieux caractérisé non pas seulement par la prédominance de l'appareil biliaire, mais bien par le mode d'être particulier au système entier. La constitution médicale bilieuse devient aussi une cause prédisposante
Source : Gallica

Jean-François Dancel Les formes du corps humain corrigées… (1865)

Comment expliquer alors que l'homme à tempérament bilieux, qui est censé faire beaucoup de bile, digère si mal, ait besoin de tant de précautions pour son alimentation, lorsqu'on sait que la bile aide la digestion; que les animaux qui, comme le brochet, ont l'appareil biliaire très-près de l'estomac, digèrent rapidement; comment peut-il être incommodé sans cesse par la constipation ? On ne peut pas dire qu'il fait beaucoup de bile, mais qu'elle est résorbée dans l'organisme, car dans ce cas on n'aurait plus affaire à un état physiologique, mais à une maladie, à une jaunisse.
Source : Gallica

Victor Borrien Contribution à l'étude chimique des pigments biliaires en coprologie (1911)

Du foie, qui est le centre de formation de la bile, les pigments biliaires s'éliminent, dès la vie foetale, par deux voies : l'intestin et le sang. MM. Gilbert et Herscher (2) affirment que la voie intestinale, bien qu'étant largement ouverte à l'élimination, celle-ci s'opère en grande partie par la voie sanguine ; tandis que chez l'adulte, c'est le fait inverse qui se passe : l'intestin devient le principal collecteur de l'élimination biliaire.
Source : Gallica

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