Eugène de Guilhermier, Les vers à soie , poëme en deux chants… (1806)
“ La promptitude est sotte, un retard n'est pas sage. J'aime le Ver à Soie et crains le papillon : Prévenez, sans tarder, sa résurrection ; Et livrant vos cocons aux fileuses folâtres, Lancez-les pour jamais sur de plus beaux théâtres. Un autre chantera sur des tons plus hardis, L'utile filature et ses soins infinis; Dépeindra la jeunesse habile, vigilante, Levée avant le jour, de chaleur haletante, Attisant d'un fourneau les charbons trop tardifs ; Ou bien pourra décrire en vers imitatifs, Le cercle d'or tracé par la rapide roue ; Le cocon dévidé, qui dans les eaux se joue ”
