Joseph-Marie Audin-Rouvière

Résumé

Joseph-Marie Audin-Rouvière L'oracle de la santé, ou L'art de se bien porter… (1827)

L'état de santé est le premier bien de l'homme : quels trésors pourraient nous dédommager de sa perte? Quelle vie que celle qui s'écoule dans les angoisses et dans les douleurs! de quelle utilité l'homme malade peut-il être à ses semblables , à son épouse, à ses enfans! quels services peut-il rendre à son prince et à sa patrie! quelles entreprises peut-il tenter? quelles palmes peut-il essayer de cueillir! L'insensibilité du cercueil est préférable au lit de douleur sur lequel languissent tant de malheureuses victimes des infirmités humaines.
Source : Gallica

Joseph-Marie Audin-Rouvière L'oracle de la santé, ou L'art de se bien porter… (1827)

Pour prolonger sa vie ou recouvrer la santé, le riche met tout à contribution; l'or est répandu, et les soins les plus attentifs lui sont donnés; des précautions extraordinaires sont prises pour saisir la moindre chance favorable; on satisfait tous ses désirs, ses besoins, ses caprices; on lui prodigue tous les secours. Ce n'est pas avec insouciance que les médecins méditent à son chevet, mais leur science est inutile, la mort a compté les jours, les heures du malade, celle de la destruction vient de sonner
Source : Gallica

Joseph-Marie Audin-Rouvière L'oracle de la santé, ou L'art de se bien porter… (1827)

On devrait donc faire de l'hygiène une étude approfondie, puisqu'elle est essentiellement conservatrice.
Il ne faut pas la confondre avec la médecine curative : celle-ci, occupée de rappeler la santé, n'examine presque jamais assez si les moyens qu'elle emploie ne fatiguent pas l'organisme, si les ressorts qu'elle remet en jeu ne céderont pas bientôt à l'extrême tension qu'elle leur donne.
L'hygiène, au contraire, toujours compagne fidèle
de la nature, ne cherche qu'à favoriser sa marche, en assurant ses pas.
Source : Gallica

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