João Silveira

Résumé

João Silveira Le fantôme de la diathèse (1920)

Mais cette infection du lobe supérieur gauche du foie ne peut-elle être, une infection tuberculeuse ? N'est-ce pas de l'insuffisance ou de l'imperfection du métabolisme hépatique que naissent la goutte, la migraine, le diabète, l'artériosclérose et toutes les maladies dites des échanges nutritifs ?
Devant ces conclusions, l'arthritisme ne semblet-il pas être, ne peut-il pas être la tuberculose elle-même localisée dans le foie ? N'avons-nous pas déjà la tuberculose de la peau, des os, des articulations, du mésentère, des ganglions lymphatique, de la plèvre, des poumons ?
Source : Gallica

João Silveira Le fantôme de la diathèse (1920)

Entant que diathèse, par auto intoxication, l'arthritisme n'est qu'une création mythologique, une conception métaphysique, un être protéique. Les savants s'occupent à étudier, à décrire les formes multiples et les multiples nuances du fantôme ; mais pendant ce temps-là, lui qui est un simulateur, lui qui sous ses déguisements cache une réalité meurtrière, il poursuit impunément partout son oeuvre de ravage.
Pour nous, l'arthritisme est une maladie infectieuse, dont le siège, semble-t-il, est le foie.
Source : Gallica

João Silveira Le fantôme de la diathèse (1920)

Il faut mesurer la grandeur de cette découverte à la grandeur du rachat de l'humanité condamnée tout entière à payer le dur tribut du péché originel, de cette tache, de ce stigmate meurtrier, transmis du père aux enfants, de générations en générations perpétuellement. Tel est le cri de l'humanité qui, pleine de respect et de gratitude, s'incline devant le savant de Francfort, tel est l'écho de la vive manifestation des peuples vibrant d'orgueil et d'espérances. Ils se croient déjà libérés du fléau de la syphilis et ils s'apprêtent à briser demain le joug terrible du fantôme de la diathèse.
Source : Gallica

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