Résumé

Les coutumes du Val d'Orbey (1864)

“ Le blasphème a toujours été puni avec une rigueur inouïe. La coutume de Ferette, conformément à la novelle 77, aux capitulaires, à la législation de saint Louis et aux premières ordonnances des ducs de Lorraine infligeait aux coupables de ce crime le dernier supplice. Par son arbitraire, le statut d'Orbey permet la modération dans le châtiment, et les Ribeaupierre durent à cette occasion exercer plus d'une fois la générosité de leur cœur. A Colmar, on se contentait d'exiler les blasphémateurs au delà du Rhin, à temps ou à perpétuité. ”
Source : Gallica

Les coutumes du Val d'Orbey (1864)

“ Ainsi, tout en rendant l'accès du juge en dehors des plaids banaux plus facile par l'introduction des brèves justices, on écarte les procès téméraires et abusifs par l'exigence de la caution judicatum solvi, même entre plaideurs indigènes. Ainsi la propriété privée, enserrée encore dans les principes de la communauté par une dépaissance absolue et le partage des fruits des arbres, se dégage peu à peu de ces lourdes entraves ; elle s'individualise de plus en plus par le droit de clôture ; elle prend une assiette plus solide par la prescription décennale. ”
Source : Gallica

Les coutumes du Val d'Orbey (1864)

“ La juveigneurie commença, ainsi que l'aînesse, par être le privilège du sexe masculin. Les lois tartares et celtiques s'accordent en ce point : dans l'attribution du manoir paternel , les frères cadets écartent leurs sœurs puînées. La polygamie et la licence des mœurs chez les races nomades et eu particulier chez les Celtes explique cette coutume. « La femme, objet de plaisir, simple jouet de volupté, ne semble pas avoir eu chez eux la même dignité que chez les nations germaniques. » (Michelet, Hist. de France, I, p. 148.) Au moyen âge on exclut la tille par une autre raison. ”
Source : Gallica

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