Élisée Reclus,
Un Voyage à la Nouvelle-Grenade…
“ Les influences des climats sont les mêmes pour les peuples et pour la végétation : c’est dans les zones tempérées surtout qu’on voit l’individu jaillir de la tribu, l’arbre s’isoler de la forêt. Peu à peu nous approchions de l’étroit goulet du port, et la scène devenait de plus en plus splendide. Deux collines portant chacune les ruines d’un vieux bastion se dressent vis-à-vis l’une de l’autre ; à la base de ces hauteurs, des cocotiers s’inclinent vers la surface de la mer ; des oiseaux pêcheurs se tiennent graves et immobiles sur les rochers épars. ”
