Émile Cordonnier, Ai-je trahi Sarrail ? (1930)
“ Les Bulgares ne voient rien. L'obus ne vient pas. L'apoplexie ne se produit pas. L'Anglais ne voit pas le dénouement qu'il attend. Quand les grippements sont tels que la voix ne sort plus, quand la toux et les hoquets arrêtent les paroles, le général Sarrail, la main à la gorge, fonce sur le demi-cercle, passe et s'en va. Les armées alliées conserveront leur Chef, la Patrie continuera à être mal servie, plusieurs centaines de mille hommes payeront de leur sang l'incapacité de celui que la politique a envoyé à Salonique et que le Gouvernement de M. Briand ne pourra pas relever. ”
