Blanquefort

Définition et enjeux

Fanny Reybaud,  Revue des Deux Mondes

“ L’abbé Girou avait moins de force ; il laissait voir sa tristesse, et le style de ses lettres était comme trempé de pleurs. Le vieux prêtre pleurait en effet, quand il parlait à Estève de Mme de Blanquefort. Son dévouement s’était continué ; après avoir consacré au fils dix années de sa vie, il était resté près de la mère, non pour la consoler, mais pour l’aider à mourir, et il assistait d’un cœur navré à cette longue agonie de l’ame qui devait enfin tuer le corps. Jamais Estève ne trouva dans cette correspondance un mot relatif au marquis de Blanquefort ”
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Fanny Reybaud,  Revue des Deux Mondes

“ Mme de Blanquefort entendit à peine ces paroles ; elle s’était rapprochée de son fils aîné, et le considérait, absorbée dans un secret attendrissement. Sans doute elle avait été bien long-temps privée de sa présence, car, en le revoyant, elle avait tressailli, l’ame saisie d’une émotion qui dominait l’impression terrible que lui avait causée l’arrivée de son mari. Le comte Armand allait baiser la main qu’elle lui tendait ; mais elle s’arrêta en disant, avec l’accent d’un doux reproche : — Vous ne m’embrassez pas, mon cher fils ? ”
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Fanny Reybaud,  Revue des Deux Mondes

“ Non, ma chère sœur, répondit la marquise d’une voix faible et en serrant la main de la vieille dame contre son visage livide et froid, non, cette situation ne peut se prolonger ; on ne peut vivre dans l’attente et la prévision d’une séparation si douloureuse. Mes forces y succomberaient.
Toute la journée du lendemain se passa tranquillement. Mme de Blanquefort retint son fils auprès d’elle et lui parla longuement de sa vocation, de ses devoirs, de son avenir.
”
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