Résumé

Portrait de Louis Veuillot Louis Veuillot Le droit du seigneur au Moyen âge… (1878)

Un personnage de sa condition n'a pas dû se marier en petite pompe, ni faire un petit contrat. Je n'y étais pas ; mais assurément tout s'est passé suivant les lois de l'État, suivant les lois de l'usage ; et partant, M. Dupin a payé le droit du seigneur au Seigneur Dieu, au seigneur État et au seigneur Public, exactement comme le payaient ses ancêtres et les miens, les vilains et les manants du Moyen Age, qui nous valaient bien sous tous les rapports, et à qui jamais personne n'a demandé de le payer d'une autre façon.
Source : Gallica

Portrait de Louis Veuillot Louis Veuillot Le droit du seigneur au Moyen âge… (1878)

Voilà comment, par l'action constante du Christianisme, qui enveloppait la société tout entière, le pouvoir absolu de l'homme sur l'homme dut infailliblement tomber et en effet tomba de deux manières à la fois : parce que le faible croissait en dignité, parce que le fort croissait en charité. Sous l'influence de l'esprit chrétien qui le reconnaît et qui le respecte, sans lutte violente, autant par concession que par conquête, le droit de la force s'adoucit et se transforme : il devient la force du droit, c'est-à-dire cet équilibre de devoirs réciproques qui est la liberté.
Source : Gallica

Portrait de Louis Veuillot Louis Veuillot Le droit du seigneur au Moyen âge… (1878)

Évidemment M. Alloury s'est persuadé que, durant tout le règne de la féodalité, dans toute la France, dans toute l'Europe, les populations rurales, hommes, femmes, enfants, — peut-être aussi les vieillards! — ont passé la plus grande partie des nuits à battre l'eau des fossés, des mares et des étangs, pour empêcher les grenouilles de coasser. C'était le droit du seigneur ! Et voilà « ces siècles que l'on ne craint pas aujourd'hui « de proposer en exemple au nôtre ! »
Source : Gallica

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