“ IIcamdless-bay Camdless-Bay, tel était le nom de la plantation qui appartenait à James Burbank. C’est là que le riche colon demeurait avec toute sa famille. Ce nom de Camdless venait d’une des criques du Saint-John, qui s’ouvre un peu en amont de Jacksonville et sur la rive opposée du fleuve. ”
Camdless Bay
Définition et enjeux
Citations sur “Camdless Bay”
“ Et voulez-vous savoir ce qui serait arrivé si l’affranchissement des esclaves avait été proclamé à Camdless-Bay ? Pas un seul noir n’eût quitté la plantation, et rien n’aurait été changé, si ce n’est le droit de les traiter comme des bêtes de somme. Or, comme vous n’avez jamais usé de ce droit-là, après l’émancipation, Camdless-Bay serait restée ce qu’elle était avant. — Croyez-vous, par hasard, m’avoir converti à vos idées, Zermah ? demanda le régisseur. ”
Jules Verne,
Nord contre sud
(1887)
“ A Camdless-Bay, la réorganisation du domaine s'effectuait peu à peu. De tous les coins du territoire, des forêts avoisinantes où ils avaient été forcés de se disperser, les noirs revenaient en grand nombre. Affranchis par l'acte généreux de James Burbank, ils ne se considéraient pas comme déliés envers lui de toute obligation. Ils seraient ses serviteurs, s'ils n'étaient plus ses esclaves. ”
“ Déjà, d'ailleurs, James Burbank avait pris à Camdless-Bay toutes les mesures qui pouvaient améliorer le sort de ses esclaves. Ils étaient environ sept cents noirs des deux sexes, proprement logés dans de larges baraccons [2] , entretenus avec soin, nourris à leur convenance, ne travaillant que dans la limite de leurs forces. Le régisseur-général et les sous-régisseurs de la plantation avaient ordre de les traiter avec justice et douceur. Aussi, les divers services n'en étaient-ils que mieux remplis, bien que depuis longtemps les châtiments corporels ne fussent plus en usage à Camdless-Bay. ”
“ À la limite de l'enceinte, sous le dôme des cyprès et des baobabs, étaient enfouies les écuries, les remises, les chenils, les aménagements de la laiterie et des basses-cours. Grâce à la ramure de ces beaux arbres, impénétrable même au soleil de cette latitude, les animaux domestiques n'avaient rien à craindre des chaleurs de l'été. Dérivées des rios voisins, les eaux courantes y maintenaient une agréable et saine fraîcheur.On le voit, ce domaine privé, spécial aux hôtes de Camdless-Bay, c'était une enclave merveilleusement agencée au milieu du vaste établissement de James Burbank. ”
“ Gilbert et Mars ne devaient pas quitter Castle-House avant deux heures, puisqu’il fallait attendre que la marée descendante leur permît de rejoindre la flottille du commandant Stevens. L’obscurité serait très profonde, et il y avait bien des chances pour qu’ils pussent passer inaperçus, quoique de nombreuses embarcations eussent pour mission de surveiller le cours du Saint-John, en aval de Camdless-Bay. ”
“ Si un cheval pouvait s’en aller lorsqu’il lui plaît, si une charrue avait le droit de se mettre, quand il lui convient, en d’autres mains que celles de son propriétaire, il n’y aurait plus d’exploitation possible. Que monsieur Burbank affranchisse ses esclaves, et il verra ce que deviendra Camdless-Bay ! ”
“ Et voici ce que raconta le capitaine Howick, — ce que ne pouvait connaître James Burbank, car le fait s'était passé deux jours après son départ de Camdless-Bay.On n'a pas oublié que le commodore Dupont s'occupait alors d'organiser le blocus effectif du littoral. À cet effet, sa flottille battait la mer depuis l'île Anastasia, au-dessus de Saint-Augustine, jusqu'à l'ouvert du canal qui sépare les îles de Bahama du cap Sable, situé à la pointe méridionale de la Floride. ”
“ Une heure après, le _Shannon, _emporté par le jusant devenu de plus en plus rapide, dépassait le petit hameau de Mandarin, juché sur une verdoyante colline. Puis, cinq à six milles au-dessous, il s'arrêtait près de la rive droite du fleuve. Là était établi un quai d'embarquement que les navires peuvent accoster pour y prendre charge. Un peu au-dessus débordait un pier élégant, légère passerelle de bois, suspendue à la courbe de deux câbles de fer. C'était le débarcadère de Camdless-Bay.À l'extrémité du pier attendaient deux Noirs, munis de fanaux, car la nuit était déjà très sombre. ”
“ Camdless-Bay et sur les deux rives du Saint-John.Pendant leur absence, James Burbank et Edward Carrol allaient prendre leurs dispositions pour entreprendre une campagne plus complète. Vivres, munitions, moyens de transport, personnel, rien ne serait négligé pour qu'elle pût être menée à bonne fin. S'il fallait s'engager jusque dans les régions sauvages de la Basse- Floride, au milieu des marécages du sud, à travers les Everglades, on s'y engagerait. Il était impossible que Texar eût quitté le territoire floridien. ”
Jules Verne,
Nord contre sud
(1887)
“ On pouvait compter sur le personnel de Camdless-Bay. « Oui, dit-elle, tous mes compagnons reviendraient à la condition d'esclaves, comme je l'ai fait moi-même, plutôt que d'abandonner la plantation et les maîtres de Castle-House ! Et si l'on veut les y obliger, ils sauront défendre leurs droits ! » Il n'y avait plus qu'à attendre le retour de James Burbank et d'Edward Carrol. A cette date du 1er mars, il n'était pas impossible que la flottille fédérale fût arrivée en vue du phare de Pablo, prête à occuper l'embouchure du SaintJohn. ”
Jules Verne,
Nord contre sud
(1887)
“ L'embarcation — une des plus grandes de Camdless-Bay — pouvait gréer une voile qui, depuis le vent arrière jusqu'au largue, lui permettrait de suivre les détours d'un chenal parfois très sinueux. Elle portait des armes et des munitions en quantité suffisante pour que James Burbank et ses compagnons n'eussent rien à craindre des bandes de Séminoles de la basse Floride, ni des compagnons de Texar, si l'Espagnol avait été rejoint par quelques-uns de ses partisans. En effet, il avait fallu prévoir cette éventualité qui pouvait entraver le succès de l'expédition. ”
Jules Verne,
Nord contre sud
(1887)
“ Si les assaillants se présentaient sur la limite septentrionale de la plantation, la défense pourrait s'organiser plus efficacement. Si, au contraire, ils attaquaient par le fleuve, ce serait moins aisé, Camdless-Bay étant ouverte de ce côté. Un débarquement, il est vrai, est toujours une opération difficile. En tout cas, il faudrait un assez grand nombre d'embarcations pour transporter rapidement une troupe armée d'une rive à l'autre du Saint-John. ”
Jules Verne,
Nord contre sud
(1887)
“ Les esclaves vaquaient à leurs travaux habituels au milieu des rizières, des champs de caféiers et de cannes. Même empressement au travail dans les chantiers et les scieries. Le secret avait été bien gardé. Aucune communication n'avait pu s'établir encore entre Jacksonville et Camdless-Bay. ”
“ Ils pouvaient à chaque instant modifier l’état de choses. James Burbank et son beau-frère montèrent donc à cheval. Descendant la rive droite du Saint-John, ils se dirigèrent vers l’embouchure du fleuve, afin d’explorer, à une dizaine de milles, cet évasement de l’estuaire qui se termine par la pointe de San-Pablo, à l’endroit où s’élève le phare. Lorsqu’ils passeraient devant Jacksonville, située sur l’autre rive, il leur serait facile de reconnaître si un rassemblement d’embarcations n’indiquait pas quelque prochaine tentative de la populace contre Camdless-Bay. ”
“ Pourquoi ne pas poursuivre Texar comme coupable d'avoir provoqué le pillage de Camdless-Bay, d'avoir enlevé?...— Pourquoi? répondit James Burbank. Parce que Texar est le maître maintenant, parce que tout ce qui est honnête tremble devant les coquins qui lui sont dévoués, parce que la populace est pour lui, et aussi les milices du comté!— Je tuerai Texar! répétait Mars, comme s'il eût été sous l'obsession d'une idée fixe.— Tu le tueras quand il en sera temps! répondit James Burbank. À présent, ce serait aggraver la situation. ”
“ Dès que ces mauvaises gens auront été chassées de Camdless-Bay, on viendra nous chercher !... Voyons !... Ne pleure pas !... N’aie plus peur, ma chérie, même si nous restons ici pendant quelques jours !... ”
Jules Verne,
Nord contre sud
(1887)
“ Oui! Votre intérêt vous commande d'avoir pitié. Je ne parle pas pour moi, que mon mari ne retrouvera plus à son retour. Non! je ne parle que pour cette pauvre petite qui va mourir. Gardez-moi, si vous le voulez, mais renvoyez cette enfant à Camdless-Bay, rendez-la à sa mère. On ne vous demandera plus jamais compte du passé. Et même, si vous l'exigez, ce sera à prix d'or que l'on vous payera la liberté de cette petite fille, Texar, si je prends sur moi de vous parler ainsi, de vous proposer cet échange, c'est que je connais jusqu'au fond de leur cœur James Burbank et les siens. ”
“ James Burbank ne s’était point mêlé à cette conversation. Il réfléchissait. Devant l’injonction qui lui était faite, il se demandait quel parti prendre. « Ainsi tu vas nous quitter, père ? » s’écria Dy. Refuser d’obéir, n’était-ce pas risquer de voir toute la populace de Jacksonville, avec l’approbation ouverte ou tacite des autorités, se précipiter sur Camdless-Bay ? Quels dangers courrait alors sa famille ? Non ! Il valait mieux n’exposer que sa personne. Dût sa vie ou sa liberté être en péril, il pouvait espérer que ce péril ne menacerait que lui seul. ”
“ Pendant ce temps, Perry et les sous-régisseurs visitaient Camdless-Bay. C’était un spectacle navrant. Cela parut même faire une grande impression sur Pygmalion qui les accompagnait. Cet « homme libre » n’avait point cru devoir suivre les esclaves affranchis, dispersés par Texar. Cette liberté d’aller coucher dans les bois, d’y souffrir du froid et de la faim, lui paraissait excessive. Aussi avait-il préféré rester à Castle-House, dût-il, comme Zermah, déchirer son acte d’affranchissement pour conquérir le droit d’y demeurer. ”
“ On se figure aisément l’effet que cette révélation produisit sur James Burbank et les siens. Avec le renfort amené par le capitaine Howick, c’était la délivrance presque certaine de Dy et de Zermah, c’était la capture assurée de l’Espagnol et de ses complices, c’était l’immanquable châtiment qui punirait enfin tant de crimes. Aussi, que de bonnes poignées de main s’échangèrent entre les marins du détachement fédéral et les noirs amenés de Camdless-Bay, et comme les hurrahs retentirent avec entrain ! ”
Jules Verne,
Nord contre sud
(1887)
“ Les noirs sont avertis? demanda Edward Carrol. — Ils vont l'être, répondit James Burbank. Mon avis est qu'il faut nous borner à défendre l'enceinte qui protège le parc réservé et l'habitation. Nous ne pouvons songer à arrêter sur la frontière de Camdless-Bay toute une troupe en armes, car il est supposable que les assaillants viendront en grand nombre. ”
“ Le pauvre sot avait quelque peu rabattu de ses idées d'autrefois. S'il se disait libre, il agissait maintenant comme un affranchi platonique, fort embarrassé d'utiliser la liberté dont il avait le droit de jouir. Bref, lorsque tout le personnel serait rentré à Camdless-Bay, lorsqu'on aurait relevé les bâtiments détruits, la plantation ne tarderait pas à reprendre son aspect accoutumé. Quelle que fût l'issue de la guerre de Sécession, il y avait lieu de croire que la sécurité serait assurée désormais aux principaux colons de la Floride. ”
Jules Verne,
Nord contre sud
(1887)
“ Ses partisans et lui seraient renversés, et sous peu, par la seule force des choses, les honnêtes gens reprendraient le pouvoir qu'une émeute de la populace leur avait arraché. Il y avait évidemment toute raison de penser ainsi, et par conséquent toute raison d'espérer. Aussi, dès que le personnel de Camdless-Bay eut appris ces importantes nouvelles, bientôt connues à Jacksonville, sa joie se manifesta-t-elle par des hurrahs bruyants, dont Pygmalion prit sa bonne Les assaillants occupaient la partie nord du domaine. ”
Larry Wilson, L’appel du Chibougamau
“ La terre avait mis son plus beau manteau d’émeraude et répandu son parfum le plus odorant. L’année était dans sa jeunesse et sa vigueur ; toutes choses étaient joyeuses et florissantes. » Y avait-il une présence humaine autre que la nôtre en ces lointains parages ? Peut-être un prospecteur y campe-t-il sur le portage ? Je crie : « Hello ». Et nous convînmes qu’un nom seyant pour cette baie serait : « Hello Bay ». Et ainsi fut-elle nommée. Transbordant notre matériel de campement dans un canot, nous abordons la tête des rapides. ”
Étienne Aymonier,
Notes sur l'Annam, par Étienne Aymonier…
(1885-1886)
“ La baie extérieure de Cam ranh, très sûre vers l'est, offre des fonds de 16 à 20 mètres. Sur ses bords sont deux petits villages de pêcheurs annamites, l'un sur l'île, l'autre sur la presqu'île du nord. Ils n'ont d'autre culture que celle de quelques rây sur les montagnes. Le port intérieur a son entrée large de 1,000 à 1,200 mètres, profonde de 24 mètres et bordée de chaque côté de pointes rocheuses assez accores. La pointe du sud se relie au faux cap Varella par une série de mornes rocailleux de plus en plus élevés à mesure qu'on va vers le sud. ”
Jurien de La Gravière, Revue des Deux Mondes
“ Le Passig aspire par une triple bouche ces eaux gonflées, et quelques lieues plus loin les rejette à la mer. D’une extrémité à l’autre du lac de Bay, on peut compter près de vingt-cinq milles. C’est une véritable mer intérieure, très profonde sur certains points, qui a ses vagues, ses tempêtes et souvent aussi ses naufrages. Des bateaux à vapeur sillonneront un jour le lac de Bay : quand ce jour-là sera venu, Manille aura peut-être cessé d’être la ville la plus importante des Philippines. ”
Jules Verne,
Les voyageurs du XIXe siècle
“ L'horizon est fermé par une barrière de montagnes, qui finit au sud par le Taal, volcan presque éteint aujourd'hui, mais dont les éruptions ont causé plusieurs fois des malheurs effroyables. Dans la plaine, au milieu des champs de riz, des hameaux ou des maisons isolées animent le paysage.En face de l'entrée de la baie s'élève la ville, qui compte cent soixante mille habitants, avec son phare et ses longs faubourgs. Elle est arrosée par le Passig, rivière sortie du lac de Bay, et cette situation exceptionnelle lui assure des avantages que plus d'une capitale envierait. ”
Eugène Delessert,
Voyages dans les deux océans Atlantique et Pacifique…
(1848)
“ Le capitaine Phillips, une fois débarqué, reconnut bientôt que Botany-Bay, quoique offrant un ancrage profond, était ouvert à toutes les bourrasques des vents d'est qui soulevaient les vagues avec force et les jetaient contre les rochers et les bords de la baie. Les navires ne pouvaient donc trouver là un asile assez sùr. D'un autre côté, les environs décrits par sir Joseph Banks comme présentant de magnifiques prairies, d'abondants pâturages, ne se composaient, en réalité, que de marais et de sables stériles. ”
Maurice Girard,
F. Péron naturaliste, voyageur aux terres australes…
(1856)
“ De même on avait vu, à la Nouvelle-Galles du Sud, les marais fétides et profonds de Botany-Bay, de Broken-Bay , etc., occupés par diverses troupes de naturels ; ainsi les marécages saumâtres de la baie du Géographe, à la terre de Leuwin, rassemblaient sur leurs bords les peuplades farouches qui mirent plusieurs fois en danger les observateurs de l'expédition. ”
François de Plas, Campagne du "Cassini" dans les mers de Chine… (1889)
“ Nous avons cru comprendre qu'ils avaient vu la Capricieuse passer dans ces parages. En quittant Hong-Kohe, le 5, nous avons fait route pour la baie de Camraigne, où nous avons jeté l'ancre à la nuit tombante. C'est un des plus jolis mouillages que l'on puisse rêver, à l'époque de la mousson de nord-est. La baie est comme cernée de montagnes boisées où s'étagent de jolis villages qui récréent agréablement la vue. De gracieux bateaux à trois voiles auriques sillonnent la rade; mais ils n'osent approcher par défiance, et aucun ne consent à communiquer avec nous. ”
MM. Louis et Charles de Fouchier, Le Tour du monde
“ Lorsqu’il se détache de la ville, le regard embrasse un panorama de très grand caractère : ce sont les immenses étendues des marais qui conduisent à l’île de Camargue, région presque déserte mais non point sans cultures ; puis les innombrables étangs qui partent du pied des murs pour se diriger vers la mer et former au loin la petite Camargue ; le soleil y darde ses rayons de feu, les salines y dressent leurs blancs îlots de sel, des vols d’oiseaux aquatiques s’y poursuivent ”
