Fitz-Harris

Définition et enjeux

Portrait de Pétrus Borel Pétrus Borel,  Madame Putiphar

“ A la lueur douteuse de la lune argentée, Fitz-Harris, dans un ravissement céleste, contemploit éperdu cette pâle Ophélie; avec un saint frémissement il posoit ses lèvres amoureuses sur son front humide et renversé, et l’entraînoit sur le rivage. Là, se trouvoit une nacelle d’osier recouverte [170] de peaux de bisquain teintes en pourpre, Fitz-Harris y couchoit doucement la vierge évanouie. La richesse de ses vêtements indiquoit une damoiselle du haut parage. Fitz-Harris s’atteloit à la nacelle, et s’en alloit frapper à la porte d’un manoir voisin. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Pétrus Borel Pétrus Borel,  Madame Putiphar

“ Ces fantaisies de Fitz-Harris pouvoient être des folies, mais dans sa situation, mais dans l’état de son esprit, c’étoit de cela, rien que de cela, que Fitz-Harris avoit besoin. Patrick, l’ayant compris de suite, auroit regardé comme une cruauté de le poursuivre davantage de ses froides représentations. Le raisonnable, tout raisonnable qu’il est, n’en est pas moins parfois très-fâcheux et tout-à-fait à éviter. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Pétrus Borel Pétrus Borel,  Madame Putiphar

“ Le mal étoit devenu si violent qu’il arrachoit des plaintes à Patrick, et que Fitz-Harris pleuroit.—Tu souffres donc beaucoup, mon Harris? Ayons courage! disoit Patrick. A quoi Fitz-Harris répondoit:—Ce sont mes blessures qui me font souffrir, et puis la faim—un peu—aussi.—Ayons courage, Harris! encore quelques heures d’agonie, et le calice sera bu jusqu’à la lie; tout sera fini. On ne meurt qu’une fois; ayons courage, mon frère!—Oh! j’en ai du courage, mon Patrick; quelque cruelle qu’elle soit, j’accepte cette mort volontiers, parce que la mort est un terme. ”
Source : Gutenberg

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