Guyonne

Définition et enjeux

H. Emile Chevalier,  L'île de sable

“ Nulle brise ne rayait sa nappe illuminée par les derniers feux du jour, et damassée à l'horizon de blanches voiles qui attendaient que la fraîcheur de la nuit les gonflât pour mouiller dans les ports de la côte.
Penchée sur ses avirons, Guyonne frappait l'onde avec la régularité et la prestesse d'un batelier consommé. Son canot sillait légèrement la mer, en déroulant un ruban d'écume.
C'était une belle et forte femme que Guyonne. Impossible d'imaginer plus magnifique assemblage de formes masculines unies aux grâces féminines.
”
Source : Gutenberg

H. Emile Chevalier,  L'île de sable

“ Le froid reconquérait son empire, et pour ne pas geler sur pied, notre héroïne était obligée de faire et refaire à grands pas le tour de sa glaciale embarcation. A quatre heures, Guyonne exténuée par la fatigue, et saisie par l'inclémence de la température, Guyonne tomba à genoux, tira de son sein un scapulaire qui ne l'avait jamais quittée, le baisa dévotement, et élevant ses mains jointes au ciel, avec un air de douloureuse résignation se prépara à mourir. ”
Source : Gutenberg

H. Emile Chevalier,  L'île de sable

“ Votre mère, Guyonne, s'appelait Élisabeth-Guyonne de la Roche; elle était soeur du marquis Guillaume de la Roche-Gommard, et d'Adélaïde de la Roche, mère de Laure de Kerskoên. Vous appartenez donc, damoiselle Guyonne, aux de la Roche par les femmes, et monseigneur Guillaume de la Roche est votre oncle maternel.
—Sainte Vierge! se peut-il? n'est-ce pas un rêve? s'écria-t-elle, tandis que le vicomte continuait:
—Votre père, damoiselle Guyonne, fut un vaillant capitaine,
Georges-Arthur-Maxime de Pentoêk, comte de Saint-Lô.
—Mais comment? c'est une erreur!
”
Source : Gutenberg

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