Monteclair

Définition et enjeux

Portrait de Jules Claretie Jules Claretie La maison vide (1878)

Bon tireur, très-répandu, fort élégant, connu de tout le monde, brave sans doute, joli garçon très-certainement, Henry Monteclair promenait donc fièrement ses moustaches blondes à côté des cheveux dorés d'Angèle. Ils passaient pour s'aimer beaucoup. Monteclair seulement s'ennuyait parfois de n'avoir point dans la vie un but plus déterminé que celui de sa maxime favorite : « Vivre gaiement et mourir proprement. »
Source : Gallica

Portrait de Jules Claretie Jules Claretie La maison vide (1878)

Le contre-amiral Jean de Reynière !
– Tais-toi ! répondit rapidement Angèle. Laissons cela. Voici Monteclair !
Souriant, caressant sa barbiche d'une main et faisant, de l'autre, saillir sa manchette, Monteclair s'arrêtait, en effet, devant la porte vitrée de la rotonde, et, avant de la franchir, donnait un dernier regard à Boispréaux et à Rongère, qui s'éloignaient par l'allée de la cascade au petit trot de leurs chevaux.
Il rentra, l'air enchanté, tout guilleret, comme un homme à qui l'on vient d'apporter une bonne nouvelle.
– Vous ne savez pas ?... dit-il à Angèle, Rabasse est mort !
Source : Gallica

Portrait de Jules Claretie Jules Claretie La maison vide (1878)

Les camarades de Monteclair ne prenaient pas très au sérieux ses opinions politiques. « Toi, Henry, lui disait un jour Léon de Rongère, tu te ferais radical le jour où ce serait chic d'être radical. » Mais ils respectaient volontiers – car eux aussi adoraient la force – l'audace et l'énergie de cet homme, et Boispréaux, très-influent dans l'arrondissement de feu Rabasse, venait de promettre de très-bonne foi de pousser hardiment à la candidature de Monteclair.
Source : Gallica

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