Syndic de faillite

Définition et enjeux

Georges Deloison Traité des valeurs mobilières françaises et étrangères et des opérations de bourse… (1890)

« Attendu que le syndic d'une faillite est avant tout le mandataire des créanciers ; que, si dans certains cas, il est aussi le mandataire du failli, cette qualité cesse de lui appartenir toutes les fois que les intérêts personnels du failli sont en opposition avec ceux de la masse ».
Source : Gallica

Projet de réforme de la loi sur les faillites tiré du Questionnaire du comité de la réforme de la législation sur les faillites… (1880)

Comment voulez-vous que ce syndic puisse surveiller les intérêts de tous les créanciers ?
Ne vaut-il pas mieux faire comme en Allemagne et en Espagne, où aucun négociant n'est mis en faillite que sur l'avis des créanciers ; où, s'il le préfère, il fait abandon de tout ce qu'il possède à ses créanciers, qui sont ses seuls juges, et seuls maîtres de l'y contraindre dans le cas où il refuserait cet abandon d'actif à leur profit.
La conclusion la plus équitable est que nul n'est meilleur juge que celui à qui il est dû, pour sauvegarder ses intérêts.
Source : Gallica

Rodolphe Rousseau Manuel pratique des sociétés par actions… (1896)

Si la faillite de la société a été prononcée avant la dissolution il y a lieu d'examiner s'il faut nommer un liquidateur pour représenter la société à l'égard du syndic.
Lorsqu'un commerçant est déclaré en faillite le principe du dessaisissement n'a pas pour effet d'anéantir complètement le commerçant failli ; il ne peut diriger la liquidation de son passif, mais il a cependant le droit d'y assister et de la contrôler : c'est un pouvoir que la loi lui accorde contre le syndic, il peut l'exercer en personne ou par mandataire.
Source : Gallica

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