“ C’étaient le Saâubhadra, tîrtha d’Agastya, le Paâulonia d’une grande purification, le limpide Prasanna, le Hayamédhaphala, rapportant le même fruit qu’un açwamédhu, et le tîrtha du Bharadwâdjide, le grand destructeur des péchés. Le plus illustre des hommes vit ces cinq tîrthas. Ayant observé que ces bains étaient déserts, ayant vu qu’ils étaient délaissés par les anachorètes instruits des choses relatives au devoir, 7841-7842-7843. Le rejeton de Kourou, ses mains réunies aux tempes, interrogea les ascètes : « Pourquoi ceux, qui récitent la sainte écriture, ont-ils abandonné ces tîrthas ? » ”
Citations sur “tirtha”
Sylvain Lévi,
Le Népal. Étude historique d’un royaume hindou
(1905-1908)
“ Le Svayambhû-purâna des Bouddhistes, le Paçupati-purâna des Çivaïtes et le Nepâla-mâhâlniya des hindouistes donnent une nomenclature à peu près identique des grands tîrthas ; seuls les récils merveilleux destinés à en attester l'efficacité varient des uns aux autres. Ce sont: Le Punya-tîrtha, au confluent de la Vâgmatî (Bagmati) et de son premier affluent dans la vallée, auprès du sanctuaire de Gokarna. Le Nâga Raktânga y réside. — Le Çânta-tîrtha, au confluent de la Vâgmatî et du Mâradâraka, un mince ruisselet, auprès de Paçupati, guérit les maladies. ”
“ Sacrifice de Pitâmaha. Le tirtha Saptasàrasvata. Légende de Mankanaka. Causes de sa danse. Indignation des dieux. Colloque de Mahâdeva et de Mankanaka, fils de Soukanyà et du Vent CHAPITRE XL. — Légendes sarasvatiennes. — Halâyoudha va à Auçanasa. Légende de ce tirtha ; accident arrivé à Mahodara, qui cherchait à se délivrer de la tête du rakshasa fixée à sa jambe. Il en est délivré à Auçanasa, auquel les rishis donnent, à cause de cela, le nom de Kapalamocana. ”
“ Bala fait ses dévotions au tîrtha de Sârasvata et va à celui de la vieille fille. 2925. Vaiçampâyana dit : Bharatide, il y eut un grand combat à cause de Târakâ (épouse de Vrihaspati, enlevée par Soma) , dans ce tîrtha où le maître des étoiles avait offert le sacrifice râjasoûya. ”
“ Ce Madhavide aux grands bras, dompteur des ennemis, loué et accompagné par les prêtres, s’en alla de ce tîrtha des Gândharvas. 2132-2134. L’Ekakandoulin (qui n’a qu’une boucle d’oreille) alla au grand tîrtha Gargasrotas. Dans ce pur tîrtha de la Sarasvatî, le vieux et magnanime Garga, dont l’esprit était purifié par l’ascétisme, acquit la connaissance des temps (futurs) , des mouvements extraordinaires des astres et des présages funestes ou heureux, ô Janamejaya, et, de son nom, ce tîrtha est appelé Gargasrotas (étang de Garga) . ”
“ Ô belle, je suis content de ta dévotion, de tes austérités et de ton ascétisme. 2792. C’est pourquoi tes désirs seront accomplis. Quand tu auras abandonné ton corps, ô bienheureuse, tu demeureras avec moi dans le troisième ciel. 2793-2795. Et, ô femme aux beaux sourcils, cet excellent tîrtha sera appelé Vadarapâcana (qui cuit les jujubes) . Il purifiera de toutes les souillures et sera loué dans les trois mondes par les brahmarshis. femme pure, heureuse et sans péché, sept rishis se dirigèrent vers l’Himalaya près d’Aroundhatî qui s’était retirée dans cet excellent tîrtha. ”
“ Ceux-ci, ô homme inspirant le respect, s’étant assemblés pour entendre son récit, donnèrent à ce tîrtha le nom de Kapalamocana (qui délivre de la tête) . Le mouni, étant revenu au plus excellent des tîrthas, et ayant bu beaucoup d’eau, s’achemina vers la perfection. Le Madhavide, le plus excellent de ceux de Vrishni, après avoir fait en cet endroit de grandes offrandes, et avoir honoré les brahmanes, se dirigea vers l’ermitage de Roushangou, où le Rishtishenien pratiqua un ascétisme excessif, ô Bharatide, 2271. Où le grand mouni Viçvâmitra obtint la qualité de brahmane. ”
“ En ce lieu même, il fut sacré par les troupes des Marouts (vents) , qui s’y étaient réunis. Il obtint son char aussi rapide que le vent, attelé de flamants. Le divin char Poushpaka lui fut donné, ainsi que la souveraineté sur les Nirritis. Bala, ô roi, (aussi nommé) Râma Çvetânoulepana (qui a des onguents blancs) , s’étant baigné en ce lieu, et ayant offert des oblations salutaires, se hâta d’aller au grand tîrtha appelé Vadarapâcana (cuisson des jujubes) , fréquenté par tous les êtres et garni de fleurs et de fruits en toute saison. ”
“ Lisez ensuite le chapitre de Karna, celui de Çalya, l’entrée de Souyodhana dans un lac et le combat à la massue. 345- [5] -346-347. Le chapitre du tîrtha Saptasârasvata, où l’on parle de plusieurs tîrthas ; puis le combat de nuit tout à fait sans pitié. 348. Après lui, ou met sous les yeux le chapitre bien épouvantable, qu’on appelle Aîshîka, le don funèbre de l’eau et les doléances des femmes. 349. Ici, vient le çraddha, les obsèques des Kourouides et la mort de Tchârvâka, le Rakshasa, qui avait pris la forme d’un brahme. 350. ”
Eugène Burnouf,
Introduction à l’histoire du bouddhisme indien
“ C’est, comme on le voit, notre légende très-légèrement transformée. ↑ Le terme de Tîrthya, ou Tîrthika, ou encore Tîrthakara, signifie littéralement « celui qui fait le pèlerinage des étangs sacrés. » C’est le titre par lequel les livres buddhiques désignent d’une manière générale les ascètes et les Religieux brâhmaniques. Je crains que M. Schmidt n’ait confondu ce mot avec celui de Târkika, « raisonneur, sophiste, » quand il a cru pouvoir avancer que le mot sanscrit Târtika était écrit par les Mongols Tirtika. ”
“ Et, (que s’étant) baigné dans tous les tîrthas, il n’avait pas obtenu d’être délivré. Cet Indra des brahmânes reçut (alors) un avis important des mounis, (qui lui dirent que) 2262. Le plus excellent des tîrthas de la Sarasvatî, appelé alors Auçanasa calmait tous les maux, (que c’était) le lieu (qui favorisait) l’accomplissement (des désirs des ascètes) , et que rien (ne lui était) supérieur. ”
Louis Vivien de Saint-Martin,
Étude sur la géographie et les populations primitives du nord-ouest de l'Inde…
(1860)
“ Souvent aussi la légende a conservé le vague souvenir de circonstances et de faits que n'avaient pas transmis les textes. C'est ainsi que, dans le Mahâbhârata, la demeure primitive des saints Richis est appelée Oudjana, et que ce théâtre antique de l'histoire des dieux «/e «plus ancien de tous les tîrthas, » ou lieux saints, est placé vers les extrémités nord-ouest du monde, à côté plus pure. ”
“ Ils essuieront des peines et ne jouiront d’aucun bonheur. Si tu t’exiles dans les bois sans avoir offert le svadha aux pitris, sans t’être baigné dans les tîrthas, tu te dissoudras comme un nuage isolé, poussé par le vent ”
“ L’anachorète allait de tous les côtés, faisant ses immersions dans tous les Tîrthas, cultivant des austérités impossibles aux âmes mondaines, vivant d’air, sevré de nourriture, exténué de jeûne, et ne clignant jamais sa paupière.1027-1028-1029. Tandis qu’il errait çà et là, marchant avec une splendeur égale à celle du feu allumé, il vit un jour, sans les connaître, ses aîeux, suspendus, les pieds en haut, la tête en bas, dans une grande caverne. À cette vue, Djaratkârou dit à ses ancêtres : 1030-1031. ”
“ De sorte que l’avidité pour les tîrthas attira les plus grands brahmanes sur la rive de la rivière, à Samantapañcaka. 2164. (Toutes) les directions de l’espace furent remplies (du bruit fait) par la récitation incessante des prières de ces mounis à l’esprit purifié, qui offraient des sacrifices en ce lieu. 2165. La meilleure des rivières était alors embellie par les sacrifices que ces magnanimes (offraient) , et qui brûlaient de toutes parts. ”
“ « Si j’ai satisfait aux mânes de mes ancêtres, répondit Râma, s’ils veulent répandre une faveur sur moi, que je sois lavé par eux du péché commis, alors qu’enflammé de colère j’ai immolé tous les kshatriyas : je leur demande cette grâce, et que mes lacs, changés en tîrthas, soient fameux dans le monde. » 282-283. « Il en sera ainsi ! » répartirent les Mânes ; puis, ils dirent : « Pardonne ! » et, l’ayant arrêté avec ce mot, le Djamadagnide cessa la guerre. 284. La contrée adjacente à ces lacs aux ondes de sang est ce lieu saint, connu à la ronde sous le nom du Samanta-pantchaka. ”
“ Qu’elle rende ce tribut ; qu’il naisse d’elle un seul continuateur de cette race : accepte-la, fils de Pândou, à cette condition. » 7836. « Soit ! » promit le fils de Kountî ; il reçut la jeune vierge et habita dans cette ville trois années. 7837. Un fils étant né d’elle, il serra dans ses bras la noble dame, fit ses adieux au monarque et s’en fut recommencer ses pérégrinations. 7838. L’éminent Bharatide s’en alla visiter les tîrthas bien saints, resplendissants d’ascètes et situés sur le rivage de l’océan méridional. ”
Eugénie Foa,
Rachel
(1833)
“ IV — Nephtali ! s'écria involontairement ; Tirtza. — Nephtali !.... répéta Zimram. Il avait reconnu l'étranger du temple, et brandissait son poignard. — Frappe, Zimram ! s'écrie le jeune homme en découvrant sa poitrine, frappe ! mais sauve ta femme ! Tirtza est innocente. — Peuple d'Israel, écoutez-moi ! « Tirtza avait perdu ses parens. Mon père éleva ; et je l'aimai d'amour, quoique mon père m'eût promis à la fille de son frère. Il m'ordonna donc de partir; j'obéis.... A mon retour, Tirtza n'était plus chez mon père; mariée, elle avait suivi son époux à Jérusalem. » ”
Jean-Jacques Desroches, Histoire des peuples anciens et de leurs cultes… (1851)
“ Mithra, avec la lance, combattait l'auteur de tous les maux, l'ennemi du genre humain; la couronne rappelle que Mithra était le roi du ciel mobile, de la terre et des enfers ; le cercle rappelle qu'il parcourait continuellement l'univers. Les monnaies gauloises représentent très-souvent un monstre ou génie renversé ; c'est toujours Mithra combattant l'ennemi du genre humain. Sur quelques monnaies , la queue de ce monstre est en spirale ; c'est Ahriman , auteur de la mort, des ténèbres, .: serpent infernal qui a deux pieds, ou cette couleuvre ennemie de Mithra, comme « dit le Zend-Avesta. » ”
Félix Robiou, Lectures historiques rédigées conformément au programme du 22 janvier 1890 pour la classe de sixième… (1893)
“ Les flèches de ceux-ci aux plumes d'aigle, leurs lances aiguës, leurs glaives bien tenus, leurs massues brandies avec habileté, ne percent et ne frappent que l'air, quand Mithra les rencontre dans sa colère. «Pour lui, Ahoura-Mazda, le créateur, a construit une demeure immense, brillante, au sommet du Hara-Berezaïti, là où il n'y a ni jour ni nuit, ni vent glacé ni chaleur ardente, ni maladie, cause de mort, ni souillure produite par les dévas. » — Mithra « met les eaux en mouvement et écoute les invocations, fait couler les eaux et croître les plantes, dispose convenablement les sillons. » ”
“ Cet homme au grand ascétisme fut abandonné par les deux frères, animés du désir violent (de s’approprier) les bestiaux, et qui donnèrent libre cours à la cupidité et à la crainte que le loup (leur inspirait) . 2093, 2094. Alors, ô roi, se voyant plongé dans ce puits sans eau, couvert de poussière, caché par les plantes et les herbes, ô excellent Bharatide, comme un criminel (enfoncé) dans l’enfer, ce sage Trita, craignant la mort, comme il n’avait pas bu le soma, réfléchissait : 2095. « Mais comment (donc) , placé ici, pourrais-je y faire arriver le soma ? » ”
Félix Lajard, Recherches sur le culte public et les mystères de Mithra en Orient et en Occident… (1867)
“ Mithra, roi et juge des vivants et des morts, médiateur entre Ormuzd et les âmes., Mithra, dieu rédempteur et sauveur, est placé au ciel entre' ces deux portes. Aussi le Zend-Avesta, je le répète, dit-il textuellement2 : Mithra existe toujours au ciel entre le soleil et la lune. Ce même livre nous apprend encore qu'il y réside sur le Gorotman ou le Béhescht, cette montagne de lumière qui est le séjour primitif et la demeure éternelle des âmes pures. Zoroastre l'appelle la voie aux deux destins ou la voie aux deux mondes ”
Félix Lajard, Recherches sur le culte public et les mystères de Mithra en Orient et en Occident… (1867)
“ Là, sur ce pont, Mithra tenant la balance, qui nous rappelle les scènes de psychostasie peintes sur les vases grecs, juge les mérites de chaque âme; et si les bonnes actions l'emportent sur les mauvaises, l'âme passe le pont; et, jugée en dernier ressort par Ormuzd, le juge suprême, auprès duquel Mithra remplit les fonctions de médiateur, elle arrive au Béhescht par la porte du soleil. ”
Eugénie Foa,
Rachel
(1833)
“ Non loin des murs de Jérusalem on voit encore, à la porte du cimetière des Hébreux, deux pierres grises et rongées par le temps ; en écartant la mousse qui les recouvre, on n'aperçoit ni noms ni dates ; mais l'histoire de ces deux victimes s'est conservée par tradition. La mère la raconte encore à sa fille au moment de la fiancer ; et l'époux, qu'une absence oblige à quitter sa jeune femme, lui redit d'un air d'indifférence la fin malheureuse de Tirtza et de l'étranger Nephtali. FIN DE TIRTZA OU LE DIVORCE. MACLOU. En matière d'écrire, il faut prendre les traits de plume soit au bout ”
Juliette Adam,
Récits du golfe Juan. Patrie. La Pêche au feu…
(1875)
“ Son palais a mille colonnes ; il est situé dans le pays de la victoire. Il y conduit ses initiés, lorsqu'ils sont devenus trois fois bons. C'est Mithra qui bénit les troupeaux, qui les féconde. Il distribue les beaux jours à la terre. Ses vêtements luisent de sainteté. Il parcourt MITHRA. 355 incessamment les espaces, voyant tout de sa vue perçante, entendant tous les voeux des Fervers, qui sont la forme pure, les voeux des hommes, les voeux des animaux, ceux des fleuves, ceux des moissons. Il est le dieu de gloire. — Mon dieu est Mithra, dit Rosy en prenant la main de sir Edouard. ”
Juliette Adam,
Récits du golfe Juan. Patrie. La Pêche au feu…
(1875)
“ Mithra s'élève. Il répand sur la mer les premières lueurs du jour. La coupe s'aplatit, plonge et disparaît. L'astre amoureux de la terre la contemple avant de l'embraser. Il franchit lentement les degrés de l'espace. Nulle brise ne traverse le ciel, et les feux de Mithra descendent sur les champs et sur les bois sans qu'un souffle les disperse. Au fond de la mer l'ombre se ramasse, se pelotonne, chassée par la clarté bienfaisante de Mithra. Les Devs irrités s'enfuient. La forme de la terre, dessinée par Ormuzd, se montre alors dans ses courbes divines. ”
“ Mitra, sensible à nos louanges, secourt les mortels. C’est Mitra qui soutient la Terre et le Ciel. Mitra regarde les hommes sans jamais fermer l’œil. Mitra est honoré par nos holocaustes et nos offrandes de beurre. 2. Ô Mitra, (divin) Aditya ! qu’il soit dans l’abondance, le mortel qui t’offre les dons du sacrifice. (L’homme) que tu protéges ne connaît ni la mort ni la défaite ; le mal ne le touche ni de loin ni de près. ”
Louis-Nicolas Bescherelle, La mythologie de tous les temps… (1854)
“ L'Inde même adore Vichnou-soleil sous le nom deMithra. L'Inde, par ses provinces septentrionales touche aux contrées d'où sont parties les grandes émigrations, qui à diverses époques se sont répandues dans l'Europe ; l'empire SyroMacedonien touchait d'un côté à l'Egypte et de l'autre à l'Inde elle-même. Mithra, qu'on a cru persan, serait-il donc hindou ? Son culte aurait-il pénétré par l'orient de l'Europe dans l'Allemagne, dans la Gaule et jusque dans l'Irlande, où nous retrouvons le nom de Mithra appliqué. ”
Maximilien de Ring, Du surnom de Cautopates donné à Mithra… (1853)
“ Mithra qui, selon Strabon1, n'était que le soleil symbolisé, vérité confirmée par Hésychius et Suidas^, et surtout par les inscriptions romaines qui nous restent, était principalement révéré dans la Perse, dans l'Arménie et dans la Cappadoce, pays d'où son culte se propagea dans toute l'Asie mineure, et surtout en Phrygie. Sur les monuments qui le représentent, il est, tel qu'Apollon, figuré sous les traits d'un beau jeune homme, et quelquefois avec des ailes, comme les anges ou intelligences célestes qu'enfanta l'imagination des Chaldéens. ”
Félix Lajard, Recherches sur le culte public et les mystères de Mithra en Orient et en Occident… (1867)
“ Et si Mithra, le chef suprême et le roi des izeds qui combattent victorieusement Ahriman et les dews, est le dieu invincible, le dieu qui donne la victoire, l'aigle, déclaré par le Boun-dehesch, d'après les livres de Zoroastre, le premier et le plus grand des oiseaux, est leur roi, leur chef victorieux, comme sur la terre je lion est le roi et le plus fort de tous les quadrupèdes. ”
