Résumé

Adrien-César Égron Voyage aux faubourgs S. Marcel et S. Jacques… (1806)

Je ne veux point vous faire un compliment, Madame; je dis la vérité. Rien ne me paroît plus louable dans une femme que de se livrer avec courage à l'allaitement de ses enfans. Il n'est pas pour moi de plus riant tableau que celui que présente une tendre mère qui
tient dans ses bras carressans son jeune fils , qui lui présente son sein, et le lui dérobe tour à tour, pour exciter ses désirs, qui se plaît à épier les premiers mots qu'il prononce, les premiers pas qu'il forme , et qui , enfin , ne vit et ne respire que pour cette foible créature.
Source : Gallica

Adrien-César Égron Voyage aux faubourgs S. Marcel et S. Jacques… (1806)

Si quelquefois un rustre, forcé de se présenter dans le salon d'un grand seigneur, éprouve un cruel embarras ; si le pauvre paysan , glissant sur le perfide parquet, apprête à rire à ses dépens; s'il ne sait ni s'asseoir ni se lever; s'il est embarrassé de toute sa personne, je conviendrai que l'entrée de nos jeunes élégans dans le modeste café du faubourg ne fut pas beaucoup plus aisée. Il leur fallut
Source : Gallica

Adrien-César Égron Voyage aux faubourgs S. Marcel et S. Jacques… (1806)

Quel dommage, dit Sainclair , que ta haute stature ne se prête point à un tel déguisement ! l'amitié rempliroit pour toi le rôle de l'amour. — Que dites - vous, Sainclair ? croyezvous qu'à vingt ans , avec un nom , de la fortune, de la tournure et de l'esprit, votre ami n'ait pas quelque belle consolatrice qui vienne mouiller chaque jour de ses larmes les chat-
nes de son amant? — Ceci est mon secret, Messieurs.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature