Alexandre-Pierre-François de Lambel

Résumé

Alexandre-Pierre-François de Lambel Les amis des ouvriers (1872)

M. Allemand, charmé de voir ses leçons si fidèlement pratiquées, loua beaucoup la générosité de son élève, et lui promit qu'elle lui porterait bonheur. Cette assurance se réalisa, et on put remarquer une fois de plus que l'exercice de la miséricorde attire d'abondantes bénédictions.
Il rappelait souvent la parole de saint Vincent dé Paul : « Celui qui aura aimé les pauvres pendant sa vie, verra s'approcher sans effroi le moment de sa mort. L'aumône n'appauvrit pas, ajoutait-il; le Seigneur rend souvent avec usure, dès ce monde, ce qu'on lui a donné dans la personne des pauvres. »
Source : Gallica

Alexandre-Pierre-François de Lambel Les amis des ouvriers (1872)

Le travail sans l'économie, leur dit-il, c'est comme une écuelle sans fond, mais le travail associé à l'épargne est la source de l'aisance; quand on ne sait pas économiser, quand l'argent glisse entre les doigts, on n'en a jamais assez : plus on gagne, plus on dépense, et les hommes parvenus aux salaires les plus élevés sont alors les plus misérables. Ils achètent à
crédit, empruntent, prennent l'habitude de s'endetter, et courent ainsi à leur ruine.
Source : Gallica

Alexandre-Pierre-François de Lambel Les amis des ouvriers (1872)

Dieu seul était le cri de son cœur et la règle de sa conduite.
Plein de com passion pour les malades, les pauvres honteux, les mendiants, il témoignait de la sympathie à toutes les souffrances, et donnait avec une générosité si grande qu'elle semblait imprudente. Un ancien congréganiste lui en fit la remarque, et il essaya de prouver qu'en agissant ainsi on courait risque d'être dupe. « C'est vrai, répondit l'abbé Allemand ; mais que voulez-vous, il faut avoir pitié des malheureux; je plains celui qui ne s'est jamais trompé en faisant l'aumône. »
Source : Gallica

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