Résumé

Amédée de Tissot Feuillets supplémentaires de l'agenda du Gouvernement… (1831)

On doit encore observer que pour que les Français fussent réellement égaux devant la loi, il faudrait qu'ils le fussent aussi devant la fortune ; car, l'homme pauvre, qui n'a pas de quoi faire citer des témoins, payer les frais de certificat de médecin, de timbre et d'enregistrement, celui qui est réduit à se passer d'avocat, ou à n'obtenir que l'appui trompeur d'un défenseur novice et sans talent, n'est assurément pas l'égal de l'homme riche, qui se présente devant les tribunaux, armé de toutes pièces et secondé par un habile avocat, dont il faut payer les phrases au poids de l'or.
Source : Gallica

Amédée de Tissot Feuillets supplémentaires de l'agenda du Gouvernement… (1831)

La situation d'un roi constitutionnel et nommé par le peuple n'est pas une place ; d'ailleurs le principe que je pose pourrait, sans inconvénient, être appliqué aux traitemens des gens en place, si l'accroissement annuel que je demande pour la liste civile avait aussi un but d'utilité publique. La liste civile doit tenir de la nature du budget, et suivre comme lui une marche progressive et ascendante, qui maintienne, entre eux, une proportion donnée de force et je dirais presque d'actibilité, c'est-àdire de pouvoir d'agir.
Source : Gallica

Amédée de Tissot Feuillets supplémentaires de l'agenda du Gouvernement… (1831)

Ainsi que je l'ai exprimé dans Paris et Londres comparés, je voudrais que l'impôt reçût un accroissement progressif et proportionné à l'excès du superflu dont le contribuable jouirait ; et je ne vois aucune raison, par exemple, pour ne pas faire payer un fort impôt, tel que 150 fr. par cheval, aux gens qui ont des chevaux ou des voitures de luxe, et qui, dans toute leur vie, n'ont souvent cherché et découvert que ce puérile moyen de se distinguer.
Source : Gallica

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