Résumé

Dufour Brunet De la Réserve domaniale dite des Pas géométriques… (1881)

Il n'est pas utile d'insister sur ce point, parce que, même en admettant que ce soit la nature, la force des choses qui ait classé dans le domaine public le rivage de la mer et les cours d'eau navigables ou flottables, il n'en resterait pas moins évident que ce n'est pas elle qui y a fait entrer les routes nationales, les chemins vicinaux, les forteresses, les canaux de navigation et leurs francs-bords, les chemins de fer exploités par l'Etat ou par des particuliers; car ce sont là des créations humaines. Leur inaliénabilité est le résultat de décisions prises par le législateur.
Source : Gallica

Dufour Brunet De la Réserve domaniale dite des Pas géométriques… (1881)

DES PAS GÉOMÉTRIQUES 11
Les choses qui composent le domaine public ne font partie d'aucune des catégories que je viens d'énumérer.
On ne peut pas dire qu'elles attendent, comme les res nullius, un acte d'appréhension, afin d'entrer dans la classe des objets sur lesquels repose un droit exclusif de propriété ; car il est de leur essence de ne pouvoir être acquises d'aucune manière, tant que dure leur destination légale.
Source : Gallica

Dufour Brunet De la Réserve domaniale dite des Pas géométriques… (1881)

D'après les uns, cette puissance est toujours la volonté sociale, que le législateur est chargé de traduire. D'après les autres, la source du domaine public est tantôt la nature, tantôt la loi. C'est la nature, pour les choses qui, en raison de leurs caractères naturels, ne peuvent devenir l'objet d'une appropriation exclusive, comme le lit des fleuves et le rivage de la mer
Source : Gallica

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