Résumé

Emile Job Actinomycose des centres nerveux (1896)

Sans doute, lorsqu’elle revêt la forme cervico-faciale, lorsqu’elle
ne frappe que les tissus superficiels, c’est une lésion bénigne et qui cédera aux divers moyens de traitement. Mais à mesure que l’on connaît mieux l’affection, on revient de sa prétendue bénignité. Si, en effet, dans la forme cervico-faciale, la mortalité n’atteint que la proportion de 10 pour cent, dès que le parasite envahit les viscères, tout change. Dans la forme thoraco-pulmonaire, la mortalité est de 83 pour 100 ; dans la forme abdominale, de 71 pour 100; dans la forme cérébrale, de 100 pour 100.
Source : Gallica

Emile Job Actinomycose des centres nerveux (1896)

Nous voulons parler de la destruction du tissu osseux
lui-même par le parasite. Il nous reste donc encore à entrer dans quelques détails sur ces divers modes de propagation.
Le tissu conjonctif est un des milieux favoris du champignon ; c’est par là qu'il pénètre le plus souvent, c’est par là qu’il se propage. L’actinomycose primitive des viscères est rare, ce qui est tout d’abord frappé, c’est le tissu cellulaire péri-viscéral. L’actinomyces se développe avec la plus grande facilité dans les espaces conjonctifs, il les suit et envahit ainsi petit à petit les régions voisines.
Source : Gallica

Emile Job Actinomycose des centres nerveux (1896)

Comme preuves bactériologiques, on a dit que le parasite était de dimensions trop grandes pour suivre le calibre des fins réseaux lymphatiques. D’autre part, l’un des symptômes les plus importants de l’actinomycose, un symptôme sur lequel notre maître a, maintes et maintes fois, attiré l’attention, c’est l’absence d’adénite. Si quelquefois, sur la table d’opération ou à l’amphithéâtre, on a rencontré de l’engorgement ganglionnaire à distance, c’est qu’il s’agissait d’adénite due à l’invasion des microbes associés, on n’y a jamais rencontré les massues et le mycélium rayonné du parasite.
Source : Gallica

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