Résumé

En Afrique. Recherche d'une station hivernale sur les côtes d'Algérie… (1878)

Le bras passé dans une des nervures de la coque en fer du navire, pour ne pas tomber à chaque coup du roulis, je voyais confusément les courts rideaux de ma couchette toucher le plafond de ma cabine, qui d'horizontal devenait vertical, tant le navire s'inclinait. On n'a qu'une pensée qui vous martèle le cerveau, à savoir, que ce supplice durera tant d'heures et ne finira qu'à l'entrée du port d'Alger. Jusque-là, pas une minute de répit. C'est comme pour l'accouchement, quand le travail est une fois commencé, il faut aller jusqu'au bout.
Source : Gallica

En Afrique. Recherche d'une station hivernale sur les côtes d'Algérie… (1878)

Je n'essayerai pas d'exprimer le doux éblouissement que l'on éprouve quand, averti par les gens de l'équipage et par le ralentissement de la marche du navire, on sort tout ahuri encore de sa cabine, et qu'on se trouve en présence de l'ancienne capitale des Moghrebins, El Bahadja, la blanche. Alger apparaît comme une carrière de marbre, aux flancs d'une colline, entre le bleu foncé de la mer et le bleu profond du ciel, avec un éclat, une intensité de lumière dont nos paysages ne peuvent donner l'idée.
Source : Gallica

En Afrique. Recherche d'une station hivernale sur les côtes d'Algérie… (1878)

Une craint pas la mer, à moins qu'elle ne soit réellement méchante ; il a plaisir à se sentir porté sur elle, même quand elle est un peu rude, soit en bateau, soit en vapeur ou en yacht, ou en navire à voiles. Si, dit-il, elle n'est pas très-rude, je me trouve tout à fait heureux, et je puis manger avec voracité (ravenously) ; mais quand le mouvement du navire est considérable, surtout lorsque le mouvement plongeant du tangage se combine avec un fort roulis, alors je deviens désespérément malade, et je rends d'effroyables quantités de bile.
Source : Gallica

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