Résumé

F. de M.-S. Revue des Deux Mondes

À cette époque, l’empire mogol croulait de toutes parts, et l’Inde entière, réveillée par l’appât du gain, convoitait chacun de ses débris ; c’est alors qu’une puissance nouvelle, création d’un seul homme, s’éleva au centre de la péninsule. Merveilleusement situé sur un plateau qui domine les deux mers, immense citadelle défendue par les Ghates, qui ne laissent pour y monter de l’une ou l’autre des côtes de Malabar et de Coromandel, que de rares et étroits passages, le Mysore jeta un éclat d’autant plus vif et soudain, que ses commencemens, presque inaperçus, avaient excité peu de jalousie.
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Inconnu des puissances voisines, gouverné par de faibles radjahs hindous, avili sous le joug de ses anciennes coutumes, le Mysore joua pour la première fois un rôle en 1752. Au siége de Trichinopoly, dans les sanglans débats de la succession du Carnatic, il est fait mention de l’armée auxiliaire des Mysoréens ; c’est aussi alors qu’Hyder, parti comme simple soldat, commença à conquérir ses grades. Il grandit rapidement, et bientôt avec lui parut sur la scène politique un empire tout nouveau qui devait peser dans la balance parmi les pouvoirs prépondérans de l’Inde.
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C’est de cette façon que voyagent les Anglais dans l’intérieur de l’Inde, et je ne parle ici que des moins riches, de ceux auxquels leur position ne permet pas de grandes dépenses, tels que de jeunes lieutenans ou des capitaines de la Compagnie ; bons et aimables compagnons, vivant aussi bien en voyage que dans leurs cantonnemens, et enchantés de toute rencontre qui leur fournit l’occasion de faire apprécier leur science de la bonne chère.
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