Résumé

Louis Coudurier Brest-touriste, volume-guide illustré indispensable aux visiteurs de la ville de Brest… (1906)

Mais le dimanche ! — j'ai passé un dimanche à Brest, un vrai jour de repos et d'ennui ! — le dimanche, tout le monde est dehors, bien habillé, correct, faisant consciencieusement le tour du cours d'Ajot, du Champ-de-Bataille, et surtout l'allée et venue de la rue de Siam, qui est la belle rue de Brest, sa Canebière, mais moins gaie que l'autre, celle de Marseille, avec les stores de ses cafés flottant à la brise.
Source : Gallica

Louis Coudurier Brest-touriste, volume-guide illustré indispensable aux visiteurs de la ville de Brest… (1906)

A droite, au contraire, tout est austère, immense, menaçant ; c'est la mer avec sa couleur glauque, ses grandes vagues monstrueuses et son retentissement solennel. A l'horizon s'ouvre le Goulet, semblable de loin à une porte gigantesque dont le seuil est formé par l'océan et le linteau par le ciel. Çà et là des navires de guerre dansent à la lame, tout festonnés de leurs voiles ; du reste, l'aspect que présente la rade change à l'infini, selon l'heure du jour, la pureté plus ou moins grande de l'atmosphère, le calme ou l'agitation des flots.
Source : Gallica

Louis Coudurier Brest-touriste, volume-guide illustré indispensable aux visiteurs de la ville de Brest… (1906)

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parents des défunts : les fleurs, les plantes, fréquemment renouvelées par des mains pieuses, donnent à la pauvre demeure des disparus un aspect moins triste : le souvenir affectueux marque sur la pierre froide la chaleur de son empreinte : ces roses, ces camélias pris au jardin familial et transportés sur la tombe du défunt sont comme la pensée et le regret renaissant chaque matin sous les formes les plus fraîches et les plus gracieuses en une sorte de dédain moral de la mort qui ne sépare jamais ni les âmes, ni les coeurs.
Source : Gallica

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