Résumé

Portrait de Léonce de Lavergne Léonce de Lavergne Les Questions agricoles en France en 1858

L’agriculture et l’industrie sont sœurs, on ne saurait trop le répéter. Qu’une partie des bras consacrés à l’agriculture se porte sur le travail industriel, les avantages de ce mouvement balancent et au-delà les inconvéniens ; il ne cesse d’être légitime que quand il tient à des causes artificielles, comme l’emploi des deniers publics, et que les bras ainsi détournés se livrent à des occupations improductives. Si la richesse, comme la population, se consomme dans les villes, ce n’est pas l’industrie qu’il faut en accuser, mais le luxe.
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Si on veut en restreindre ou en gêner le commerce dans les temps de bonne récolte, on dérange les produits de l’agriculture, on diminue le revenu des propriétaires, on ruine les laboureurs, on dépeuple les campagnes, on affaiblit l’état. Ce n’est pas connaître les avantages de la France que d’empêcher l’exportation du blé par la crainte d’en manquer dans un royaume qui peut en produire beaucoup plus qu’on n’en peut vendre à l’étranger.
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La liberté complète est le système le plus rationnel, car elle seule permet de porter remède au mal dès qu’il se déclare. Ce n’est pas quand le blé est monté à un prix excessif qu’il est utile de permettre la libre importation, c’est avant, ou pour mieux dire toujours, pour prévenir autant que possible tout excès de hausse ; de même ce n’est pas quand le blé est tombé à un prix désastreux qu’il est utile d’autoriser la libre exportation, c’est avant, ou pour mieux dire toujours, pour prévenir autant que possible tout excès de baisse.
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