Résumé

Maurice Turque Monographie de la commune d'Echillais (1913)

Soit que vous ayez cherché les frais ombrages pour vous garder des ardeurs du soleil ; soit que, sous le ciel gris, le vent d'hiver ait fait ployer les longues échines souples des peupliers et onduler en vagues rapides la cime des taillis ; soit que vous ait ému la ronde folle des papillons d'automne, petites feuilles desséchées qu'abandonne l'arbre ingrat et qui gagnent à regret la terre, vous ne vous sentirez qu'une ferveur plus grande pour admirer la perle d'Echillais, témoin muet de près de huit siècles de son histoire, le pur chef-d'œuvre de l'art roman qu'est le portail de son église.
Source : Gallica

Maurice Turque Monographie de la commune d'Echillais (1913)

En automne, lorsque les sommets dénudés des arbres ne montrent plus que leur élégant et délicat chevelu, les
feuilles fauves et dorées que la tourmente a respectées achèvent de donner à nos bois un air de mélancolie résignée qui vous pénètre de douceur, Allez un dimanche et par la saison qui vous plaira, longer le canal de la Bridoire, sous la double rangée de peupliers et d'ormes qui le bordent ; revenez par L'Aubrée en traversant les taillis et puis au retour, payez votre tribut à l'artistique portail de l'Eglise et votre promenade aura été certainement charmante.
Source : Gallica

Maurice Turque Monographie de la commune d'Echillais (1913)

La terre d'Echillais appartenait alors à un seigneur d'humble origine : Aymery Goumard, qui haussa sa condition en s'alliant avec Sybille, fille de Gauvain de Tonnay-Charente. Les possessions de Goumard étaient entourées par la mer, qui baignait la butte de Martrou, touchait aux Grèves et au Verger, contournait la Bristière, le Rocher de Pillay, le bois du Chai et l'Aubrée, pour aller s'arrêter probablement auprès de Montierneuf.
Source : Gallica

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