Pierre de Buire, La dernière insurrection en Algérie (1864)
“ Une nation ne nous paraît pas devoir être conduite comme un régiment, et nous admettons volontiers que l'administration de l'Algérie par des militaires n'est qu'une disposition transitoire. Mais est-ce bien au moment où notre existence est contestée par des ennemis extérieurs, qui viennent, en suscitant une insurrection, de prouver la volonté et le pouvoir qu'ils ont de nous nuire ; est-ce à ce moment qu'il convient de renvoyer l'armée avec des honneurs dérisoires, comme les poëtes que Platon chassait de sa république, après les avoir couronnés de fleurs? ”
