Résumé

Pierre de Buire La dernière insurrection en Algérie (1864)

Une nation ne nous paraît pas devoir être conduite comme un régiment, et nous admettons volontiers que l'administration de l'Algérie par des militaires n'est qu'une disposition transitoire. Mais est-ce bien au moment où notre existence est contestée par des ennemis extérieurs, qui viennent, en suscitant une insurrection, de prouver la volonté et le pouvoir qu'ils ont de nous nuire ; est-ce à ce moment qu'il convient de renvoyer l'armée avec des honneurs dérisoires, comme les poëtes que Platon chassait de sa république, après les avoir couronnés de fleurs?
Source : Gallica

Pierre de Buire La dernière insurrection en Algérie (1864)

Le pachalic de Tripoli, qui entretient des relations très-suivies avec Ghadamès, Ghat et les oasis du désert, a toujours été le point de départ des intrigues que la Porte ne se fatigue pas de nouer contre nous, des émissaires qu'elle envoie pour agiter nos tribus et nuire aux relations commerciales que nous cherchons à étendre dans le Sud. Le Maroc d'un côté, la Turquie de l'autre, voilà donc les ennemis qui, ouvertement ou en secret, n'ont cessé de conspirer contre nous.
Source : Gallica

Pierre de Buire La dernière insurrection en Algérie (1864)

Les personnes qui ne connaissent que superficiellement l'Algérie, ou dont l'esprit est prévenu contre le fanatisme aveugle des musulmans ; celles même qui n'ont pas eu l'occasion de comparer l'état du pays à la fin de la guerre avec ce qu'il est aujourd'hui, ne peuvent pas bien apprécier l'importance et la profondeur de ce changement d'opinion. Autrefois, le vide se faisait autour de nous à la moindre prédication, et nous ne pouvions compter, dans toute l'Algérie, que sur les deux tribus du maghzen d'Oran, les Douairs et les Smélas, trop compromises pour pouvoir se rallier à nos adversaires.
Source : Gallica

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