Résumé

Various L'Illustration, No. 3268, 14 Octobre 1905

Depuis l'époque lointaine où les Ito, les Mutsu, les Inoué, étudiaient en cachette l'anglais et les livres d'Europe, en s'engageant parfois comme boys de cabine sur les vapeurs étrangers, d'autres fois en louant leurs services à un résident, une fièvre de savoir a gagné tout le pays. Il est vrai de dire que le gouvernement de Meiji a tout fait pour l'entretenir; l'organisation de l'instruction et sa diffusion sont tout simplement merveilleuses. Et puis, à l'opposé des anciens jours où l'on décapitait les hommes trop éminents, la science peut mener à tout aujourd'hui.
Source : Gutenberg

Various L'Illustration, No. 3268, 14 Octobre 1905

Chose curieuse, il semble que la fièvre de Malte doive être considérée comme une maladie de chèvre qui peut se propager à l'homme; mais une maladie de chèvre qui ne provoque pas de symptômes bien définis chez celle-ci et qui ne paraît pas l'incommoder, mais qui, par contre, incommode fort l'homme. Si la chèvre doit être considérée comme la principale, peut-être l'unique source de la fièvre de Malte, il ne reste plus qu'à isoler et traiter les bêtes atteintes et, surtout, à proscrire absolument l'usage du lait de chèvre cru.
Source : Gutenberg

Various L'Illustration, No. 3268, 14 Octobre 1905

Au premier moment, et sur des rumeurs recueillies hors des murs du Grand Palais des Champs-Elysées, on a affirmé que le docteur Behring avait définitivement trouvé ce remède, qu'appellent tant de voeux si ardents. Pas encore, hélas! et le savant médecin a dû calmer lui-même l'enthousiasme qui commençait à se donner carrière: s'il entrevoit le but, il ne l'a pas atteint. Il a précisé, dans son mémoire au Congrès, les résultats obtenus. Ils sont fort beaux, mais pas encore décisifs.
Le docteur Behring est dans la science médicale un homme considérable.
Source : Gutenberg

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