Campagne de 1815

Définition et enjeux

Portrait de Jean-Baptiste-Adolphe Charras Jean-Baptiste-Adolphe Charras Histoire de la campagne de 1815… (1858)

Napoléon laissait une armée vaincue, dispersée, suspectant le patriotisme, la capacité de plusieurs de ses généraux; la levée des anciens soldats, celle des gardes nationales mobiles très-incomplètes; celle des conscrits de 1815 à peine commencée; les fortifications de Paris inachevées ; les tirailleurs de la garde nationale peu nombreux et presque désarmés; les fédérés absolument sans armes; le trésor vide ; le pays divisé ; une foule de bons citoyens déconcertés par une politique sans franchise, ébranlés par la défaite, égarés par les manifestes de la coalition.
Source : Gallica

Portrait de Edgar Quinet Edgar Quinet Histoire de la campagne de 1815

S’il en coûte trop de condamner Napoléon sur ces indices, contentons-nous d’avouer qu’il y a des choses impossibles à un seul homme. Quand il s’agit de supprimer ou de remplacer le temps, une nation seule en est capable.
On lira dans l’ouvrage que je viens de citer des pages lumineuses, pleines de faits, d’observations, de vues, sur les ressources de la France, sur la composition des armées en 1815. Ces pages sont un riche arsenal où les historiens iront souvent puiser.
Source : Wikisource

Portrait de Edgar Quinet Edgar Quinet Histoire de la campagne de 1815

Pour briser le cercle qui s’était reformé autour de lui, il se présentait deux partis à suivre, et Napoléon les avait mûrement pesés l’un et l’autre dans le temps même où il parlait à tout le monde des bienfaits de la paix. Il pouvait gagner du temps, attendre sous Paris l’agression des puissances étrangères ; on opposerait ainsi à l’ennemi une armée régulière de 300,000 hommes ; la masse entière du peuple serait appelée aux armes.
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