Émile-Cyprien Driant, Jean Tapin : histoire d'une famille de soldats… (1901)
“ Pendant ces longues courses, où il fallait se garder au moins autant contre le climat que contre les Bédoins pillards et rusés, Jean Cardignac acquit une endurance qui se traduisit par un changement profond dans sa physionomie : son teint rosé se hâla, sa figure douce revêtit une expression énergique, et le léger duvet qui ombrageait sa lèvre et qu'il fallait regarder de près pour y voir un embryon de moustache, s'allongea, s'épaissit et se teinta de brun. Déjà homme par le cœur et le caractère, il allait bientôt le devenir tout à fait par la force et le développement physique. ”
