Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon,
Mémoires
“ C’étoit une grande créature, très bien faite, d’un visage agréable, avec de l’esprit et un naturel si simple, si vrai, si surnageant à tout, qu’il en étoit ravissant ; la meilleure femme du monde et la plus folle de tout plaisir, surtout du gros jeu. Elle n’avoit quoi que ce soit des sottises de gloire et d’importance des enfants des ministres ; mais tout le reste, elle le possédoit en plein. Gâtée dès sa première jeunesse par une cour prostituée à la faveur de son père, avec une mère incapable d’aucune éducation, elle ne crut jamais que la France ni le roi pût se passer de son père. ”
