Mme Brou

Définition et enjeux

Portrait de André Léo André Léo Marianne

Albert Brou, frère ainé d’Emmeline, qui étudiait la médecine à Poitiers sous la direction de son père. C’était un jeune homme de vingt un ans, de figure ouverte ; les yeux bleus, le teint blanc, une bouche riante, ornée de belles dents et surmontée d’une moustache déjà fournie ; sur un front peu élevé, mais large, une forêt de cheveux châtains, une taille au-dessus de la moyenne, la tournure aisée ; en somme, un très-joli garçon, comme on le répétait de toutes parts à Mme Brou, qui n’en était pas peu fière.
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Portrait de André Léo André Léo Marianne

Entre autres préventions contre Paris, on juge bien que Mme Brou était de ceux qui accusent sévèrement les mœurs de la Babylone moderne. Elle n’aimait pas à conduire saule ses filles dans les rues, même en plein jour, et même sa propre solitude ne la laissait pas absolument tranquille, malgré toutes les bonnes raisons qu’elle avait de l’être. S’étant donc retournée, elle vit un homme d’une quarantaine d’années, assez bien mis, et qui, rencontrant ainsi les yeux de la dame, la salua d’un air galant.
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On a bien raison de dire que c’est toujours un mauvais sujet.
— Voyons, reprit M. Brou, tu n’en sais rien. Et puis peut-être ne nous a-t-il pas vus ? Nous allons rentrer dans la loge et je me placerai près d’Emmeline.
C’est ce qu’il fit, séparant ainsi sa fille du galant M. Beaujeu ; mais Mme Brou ne fut pas rassurée pour cela. Jugez donc ! Et si ce mariage venait à manquer ? Et quand bien même il réussirait, qui sait ce qu’on pourrait dire ? Qu’on était venu chercher ce monsieur, qu’on lui avait fait des coquetteries ; que Mlle Brou se promenait à son bras dans les théâtres !... Ô ciel !
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