“ Ce fleuve s’y déroule largement, du sud au nord, sur un parcours de deux cent cinquante milles, dont cent sept sont aisément navigables jusqu’au lac Georges. La longueur, qui manque aux rivières transversales, ne lui fait point défaut, grâce à son orientation. De nombreux rios l’enrichissent en s’y mêlant au fond des criques multiples de ses deux rives. Le Saint-John est donc la principale artère du pays. Elle le vivifie de ses eaux – ce sang qui coule dans les veines terrestres. Le 7 février 1862, le steam-boat Shannon descendait le Saint-John. ”
St. John Rivers
Définition et enjeux
Citations sur “St. John Rivers”
Pierre de Coubertin,
L’Éducation en Angleterre
“ The backs of the colleges (oh ! shocking) , c’est encore de monter soi-même une de ces séduisantes petites périssoires aux coussins confortables et de suivre le fil de l’eau entre les rives gazonnées ; on voit venir à soi, à travers les vieux arbres séculaires, la monumentale façade de Saint-John ; la rivière en baigne les murs et passe sous un « pont des soupirs » délicieusement sculpté et percé de fenêtres grillées. Puis on sort de la ville, et la Cam s’élargit en fuyant vers la droite : un barrage vous arrête ; au delà, c’est la navigation sérieuse, c’est le domaine des eight-oars. ”
“ Quelques objets de campement devaient permettre de faire halte, de jour ou de nuit, dans les bois épais dont sont couverts les territoires riverains du Saint- John.Vers onze heures, quand la mer vint à renverser, le vent resta favorable. Il fallut, néanmoins, armer les avirons pour maintenir la vitesse. Les Noirs se mirent à la besogne, et, sous la poussée de cinq couples vigoureux, l'embarcation continua de remonter rapidement le fleuve.Mars, silencieux, se tenait au gouvernail, évoluant d'une main sûre à travers les bras que les îles et les îlots forment au milieu du Saint-John. ”
Théodore Pavie,
Revue des Deux Mondes
“ La capitale, Saint-John, ville bien bâtie, fortifiée avec soin, munie d’un bon port, renferme une population fixe qui ne s’élève pas, en hiver, à moins de quinze mille ames. L’intérieur est assez bien cultivé, et l’on peut regarder l’île en elle-même comme une petite colonie [6] ; mais ce qui lui donne une importance extrême, outre l’avantage qu’elle a d’être le centre des pêcheries, c’est sa position à l’entrée du golfe Saint-Laurent. Elle bloque en quelque sorte l’embouchure du : fleuve, et la nation qui y fait flotter son pavillon tient entre ses mains les clés du Canada. ”
Eliza Anne Baby, C. E. Casgrain : mémoires de famille
“ John fut trouvé suffisamment instruit, de sorte que peu de jours après, à la grande joie de votre père, il fit son abjuration, et fut baptisé dans la chapelle privée de Mgr de Montréal. Cependant la maladie faisait toujours des progrès ; nous intéressâmes alors toutes les communautés religieuses pour demander le recouvrement de sa santé. Il fit lui-même un vœu, et s’adressa à la vénérable sœur Marguerite Bourgeois en qui il avait une confiance très-grande, et les sœurs de la Congrégation de Notre-Dame lui envoyèrent le cœur de leur sainte fondatrice, qu’elles conservent en leur communauté. ”
Daniel Boone, Histoire de Kentucke , nouvelle colonie à l'ouest de la Virginie… (1785)
“ On ne peut traverser cette rivière que dans certains lieux, l'un desquels est digne d'admiration : c'est un grand chemin pratiqué par les bisons, & assez large pour des charriots, d'une pente douce, depuis le sommet jusqu'au bas d'une éminence très-grande & escarpée, fort près de la rivière, au-dessus de Lees-Town. ”
“ Saint-John était bon, mais je commençais à sentir qu’il avait dit vrai en se déclarant dur et froid. La douceur et la tendresse n’avaient pas d’attrait pour lui ; il ne sentait pas le charme des joies paisibles. Il vivait uniquement pour aspirer aux choses grandes et belles, il est vrai ; mais il ne voulait jamais se reposer, et il n’approuvait pas le repos chez ceux qui l’entouraient. En contemplant son front élevé, calme et pâle comme la pierre, sa belle figure absorbée par l’étude, je compris qu’il ne pourrait pas faire un bon mari, qu’être sa femme serait une grande épreuve. ”
Percy Saint-John, Le Robinson du Nord (1879)
“ Prévoyant que nous aurions à transporter de nouveau le canot à une distance assez considérable, nous jugeâmes qu'il était nécessaire de nous préparer par le repos et la nourriture aux fatigues qui nous attendaient. L'endroit où nous stationnâmes présentait un aspect pittoresque. La rivière s'élargissait considérablement à mesure que les collines s'abaissaient. L'emplacement sur lequel nous allu- màmes notre feu était une petite pointe de terre aussi nue et dépouillée que possible. ”
Adelbert von Chamisso,
L’Homme qui a perdu son ombre
(1822)
“ Nous entrâmes au port après une heureuse traversée qui, cependant, n’avait pas été pour moi sans fatigues. Dès que le canot m’eut mis à terre, je me chargeai moi-même de mon très mince bagage, et, fendant la foule, je gagnai la maison la plus prochaine, et la plus modeste de toutes celles où je voyais pendre des enseignes. Je demandai une chambre. Le garçon d’auberge, après m’avoir toisé d’un coup d’œil, me conduisit sous le toit. Je me fis donner de l’eau fraîche, et m’informai de la demeure de M. Thomas John. ”
Frédéric Harrison, John Ruskin
“ Et après le long parcours depuis Calais, à travers la Forêt Noire jusqu’à Schaffouse, voici qu’apparaissent pour la première fois, comme une vision du paradis, les Alpes neigeuses — « Les Alpes claires comme du cristal, se découpant au vif sur le pur horizon du ciel et déjà tintées de rose par les feux du soleil couchant. » ”
Frédéric Harrison, John Ruskin
“ Il jouissait de la vie, il pouvait se promener, jouer aux échecs, écouter une lecture, tourner les feuillets d’un livre aimé, aspirer le parfum de ses roses et fixer ses regards par-dessus le lac vers les collines de Coniston. ”
John Milton,
Le Paradis perdu
(1847)
“ Toute la nuit l'ange intrépide, sans être poursuivi, continua sa course à travers les vastes campagnes du ciel, jusqu'à ce que l'Aurore, éveillée par les Heures qui marchent en cercle, ouvrit de sa main de rose les portes de la lumière. ”
A. de Quatrefages,
Revue des Deux Mondes
“ Ils rendent également compte d’un autre phénomène très singulier observé dans la rivière de Saint-Jean, magnifique fleuve qui prend sa source vers l’extrémité méridionale de la presqu’île, la traverse en entier du sud au nord, et vient se jeter dans l’Océan Atlantique près des frontières de la Georgie. Les eaux de cette rivière, parfaitement douces à son embouchure, sont salées à une cinquantaine de lieues au-dessus, et le deviennent d’autant plus, qu’on remonte davantage. De plus, la force de son courant n’est pas constante dans les parties supérieures de son cours. ”
John Milton,
Le Paradis perdu
(1847)
“ Courbez vos superbes tètes, cèdres, pins ailiers, plantes innombrables, en signe d'adoration, balancez-vous ! Vous, qui coulez avec un harmonieux murmure, fontaines et ruisseaux, que votre doux murmure répète ses louanges. Vivantes créatures, unissez toutes vos voix. Vous, oiseaux mélodieux, qui vous élancez vers les portes du ciel, dans vos chants, sur vos ailes, élevez, élevez ses louanges ! ”
Frédéric Harrison, John Ruskin
“ Et les clochers de la glorieuse cité surgissent presque indistincts du milieu de ces nuées vivantes, pareils à des pyramides d’un feu pâle qui montent d’un vaste autel et, dans cette gloire de rêve, il semble que la voix de la multitude vous pénètre par les yeux, s’élevant du milieu de la ville immobile comme le vent d’été qui passe sur les feuilles de la forêt y réveille un doux murmure à peine entendu. ”
John Milton,
Le Paradis perdu
(1847)
“ Soudain volent ouvertes, avec un impétueux recul et un son discordant, les portes infernales. Leurs gonds grondent comme un rude tonnerre, ébranlant les cavernes profondes de l'Érèbe. Celle qui les ouvrit n'a point le pouvoir de les refermer; elles demeurèrent ouvertes dans toute leur étendue. Rangée en bataille, les ailes déployées, une armée entière, ses coursiers, ses chars, ses drapeaux flottants, sans être serrés passeraient de front dans ses larges portes; semblables à la gueule ardente d'une fournaise, elles lancent en noirs tourbillons une surabondante fumée et des flammes rougéâtres. ”
John Milton,
Le Paradis perdu
(1847)
“ Par ton humiliation sublime, tu relèveras ton humanité jusqu'à ce trône; ici siégeant incarné, ici tu régneras à la fois Homme et Dieu ; Fils de Dieu, Fils de l'Homme, tu recevras de l'onction sacrée le titre de Roi de l'univers. Règne donc éternellement, je te donne tout pouvoir; revèts-toi de tes vertus; trônes, principautés, puissances célestes, je te les soumets; sois leur chef suprême. ”
Frédéric Harrison, John Ruskin
“ Du centre de cette douce lumière incertaine, ils vont et se mêlent aux pâles étoiles et montent dans la splendeur d’un ciel sans limites qui mire ses yeux bleus et tristes dans les eaux profondes de la mer — de cette mer dont la tranquille et silencieuse transparence brille d’une lueur phosphorescente émanant de sa sérénité de saphir comme des songes légers émanent d’une âme endormie. ”
Arthur Buies,
Le Saguenay et la vallée du lac St…
“ Ce que nous voyons aujourd’hui du lac Saint-Jean, cette petite mer intérieure de douze lieues de long sur neuf de large, presque ronde, qui ressemble avec ses rivières à un vaste crabe étendant ses pattes dans toutes les directions, n’est rien qu’une miniature de ce qu’il était jadis. ”
John Milton,
Le Paradis perdu
(1847)
“ Cependant l'univers sera consumé, mais de ses cendres fécondes renaîtra un ciel nouveau, une terre nouvelle, où les justes habiteront, et, après de longues tribulations, ils verront couler des siècles d'or, féconds en sublimes vertus, et s'abreuveront de joie, d'amour et des charmes de la vérité. ”
Frédéric Harrison, John Ruskin
“ « Vous vivez dans un siècle de basse vanité et de servilité encore plus basse — un siècle dont l’intelligence n’est que pillage et profanation, parodiant aujourd’hui pour les détruire demain les œuvres de toutes les nobles âmes qui essayèrent de rendre possible la vie de l’esprit et la vie de l’art ». ”
John Milton,
Le Paradis perdu
(1847)
“ Que de fois du haut des montagnes retentissantes, ou du fond des bosquets, l'écho nocturne rapporte jusqu'à nous des voix célestes chantant le sublime Créateur, et tantôt seules, tantôt se répondant, se mariant en choeur, elles traversent le calme immense de la nuit. Souvent en troupe dans leurs vigilantes rondes, les anges touchent de divers instruments, dont les sons mélodieux, unis à leurs hymnes ravissants, divisent la nuit, s'élèvent, et vers les deux élèvent nos pensées. ”
“ Parlez-moi de cette région si belle, si prospère. — En effet, le Lac Saint-Jean est l’un des plus beaux endroits de la province. La nature est belle et se prête à presque tous les développements modernes de l’industrie, de l’agriculture, du commerce et à tout le progrès que les dernières décades ont apporté au monde. Les habitants descendent d’une race vigoureuse qui n’a rien perdu de sa force. Ils sont actifs, fermes dans toutes leurs entreprises. ”
“ Avant une trentaine d’années il est bien certain que tout le rivage du lac Saint-Jean sera bordé de groupes de villas et fréquenté par plusieurs milliers de touristes qui s’y rendront chaque année pour faire la pêche et pour canoter sur cette grande nappe d’eau de douze lieues de longueur, dont on ne voit pas la rive opposée, en quelque endroit qu’on se place. ”
John Milton,
Le Paradis perdu
(1847)
“ Sur ton inaccessible trône, au milieu des flots de la glorieuse clarté, tu demeures invisible, et lors même que tu voiles l'abondante effusion de tes rayons, et qu'à travers le nuage, arrondi autour de toi comme un radieux tabernacle, les bords de tes vêtements, obscurcis par cet excessif éclat, apparaissent; et cependant tout le ciel est encore ébloui, et les plus brillants séraphins ne t'approchent qu'en étendant les ailes sur leurs yeux baissés. ”
Frédéric Harrison, John Ruskin
“ C’est comme une nouvelle « Renaissance » à laquelle nous assistons maintenant ; nous voici sur le chemin d’une humanité nouvelle plus large, haute comme les étoiles éternelles, à moins que ce ne soit la mort définitive, le masque de l’Enfer à tout jamais ! ”
Nathaniel Holmes Bishop,
En canot de papier, de Québec au golfe du Mexique
“ Il regardait le Sainte-Marie, à cause de la pureté de ses eaux, comme une des rivières les plus salubres du Sud. La descente de ce cours d’eau devenait un passe-temps de jour de fête. Quoiqu’il y eût peu de signes de la présence de l’homme, l’aspect général était tout à fait plaisant. J’avais dépassé quelques scieries, une briqueterie et une rizière abandonnée, lorsque les marais salins qui s’étendent dans la rivière, descendue des hauteurs couvertes de forêts, me révélèrent le voisinage de la mer. Sur le bord du fleuve, de grands alligators faisaient la sieste au soleil. ”
Frédéric Harrison, John Ruskin
“ Tout ce dont je me souviens maintenant, durant ces nuits et ces jours si pénibles, c’est la vue d’une grande âme tourmentée et, émergeant des flammes mêmes de la souffrance, la tendresse ineffable de l’homme lui-même, avec son appel passionné à la Justice et ses aspirations ardentes, mais jamais réalisées, vers la vérité. ”
John Milton,
Le Paradis perdu
(1847)
“ Vous, qui maintenant vous élevez de la cime des montagnes et du sein des lacs fumants, humides vapeurs, légères exhalaisons dont les tourbillons gris ou ternes se balancent jusqu'à ce que le soleil, vous dorant de ses rayons, ait peint de brillants reflets vos franges flottantes, ne vous élevez qu'afin d'honorer le grand auteur de l'univers, et soit que vous tendiez de nuages le firmament décoloré, soit que vous abreuviez de vos douces pluies la terre altérée dans votre élévation ou dans votre chute, répandez toujours sa louange ! ”
Arthur Buies,
Le Saguenay et le bassin du Lac St-Jean
“ L’immense étendue de pays comprise entre le cap à l’Est, en face de la Grande-Baie, et la rivière Mistassini, qui débouche au nord-ouest du lac Saint-Jean, comprend un plateau de terre d’alluvion qui n’a pas moins de quatre vingt-dix milles de longueur sur quinze à vingt-cinq de largeur, en moyenne. ”
Arthur Buies,
La région du lac Saint-Jean, grenier de la province de Québec
“ Avec Saint-Prime commence la vallée du lac Saint-Jean. Là tout change d’aspect : les montagnes disparaissent et l’horizon est à perte de vue. Belle terre franche, couverte d’une abondante moisson. L’église est à un mille du lac. C’est une construction en bois de cèdre comme les églises de Chambord et de Roberval. Avant peu on la remplacera par une église en pierre. M. le curé Belley, homme d’action et de progrès, travaille avec ardeur à l’avancement de sa paroisse. C’est un endroit d’avenir. Le 14 nous avons visité Saint-Félicien, une paroisse de 1,000 âmes. ”
John Milton,
Le Paradis perdu
(1847)
“ Salut, Maître universel, sois toujours libéral dans le bien que tu nous donnes, et si la nuit a recueilli ou caché quelque chose du mal, dissipe-le, comme en ce moment la lumière dissipe les ténèbres ! ”
Arthur Buies,
Le Saguenay et la vallée du lac St…
“ Le même phénomène qui se produit aux environs de la mer se manifeste ici ; il y a comme une espèce de sensation magnétique qui avertit de la proximité d’une grande masse d’eau sur laquelle les vents jouent en liberté ; l’air est plus pur, plus vivifiant, plus sonore ; il s’emplit de plus de vibrations, et l’âme en reçoit comme une impression d’éveil et d’accroissement de vitalité dont il est impossible de ne pas reconnaître la cause. Le lac Saint-Jean, du reste, a son influence et des effets qui lui sont propres. ”
Olivier-Jules Richard, L'Ile d'Yeu d'autrefois et l'île d'Yeu d'aujourd'hui… (1883)
“ Quelques rochers émergent du sol ; ils sont, en général, assez plats et leurs surfaces semblent s'incliner vers la mer. Le flot qui vient mourir sur la plage est moins dur et moins agité et la promenade sur le sable mouillé, en suivant les sinuosités des anses, est très douce et très facile pendant d'assez longs parcours. C'est le chemin le plus agréable pour revenir à Port-Joinville. Le soleil qui se couche à votre droite s'effacera bientôt derrière le plateau central de l'île ; les falaises et les dunes que vous suivez vous protègeront aussi de leur ombre. ”
Arthur Buies,
Le Saguenay et la vallée du lac St…
“ À la hauteur des terres nous avons constaté une élévation de 1,500 pieds au-dessus du niveau de la mer. Le sol m’a paru de meilleure qualité que je ne le croyais. M. Garden m’a dit que sur les 75 milles qu’il a arpentés, à partir du lac Saint-Jean jusqu’au lac Édouard, la plus grande partie du terrain, quoi qu’il ne soit pas d’aussi bonne qualité que les terrains avoisinant le lac Saint-Jean, sont aussi propres à la colonisation que les terres actuellement occupées, ou retenues à cette fin, au lac des Commissaires, à environ trente milles du lac Saint-Jean. ”
