Tiers-ordre de Saint-François

Définition et enjeux

A. Barine Revue des Deux Mondes

La création du tiers-ordre le compléta. Saint François en avait eu l’idée devant les foules en délire qui se précipitaient maintenant à sa rencontre dans ses tournées de prédication. Le bruit qu’Assise possédait un « saint de Dieu » s’était répandu à travers les provinces, et les campagnes se levaient, les villes sortaient en masse pour fêter celui qui parlait face à face à l’Éternel. Des milliers d’hommes, de femmes et d’enfans l’escortaient avec des branches vertes.
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A. Barine Revue des Deux Mondes

On vit des nobles se repentir en l’écoutant et renoncer à leurs cruautés. Les auditeurs s’agenouillaient en grandes troupes devant saint François pour qu’il les reçût parmi ses enfans. Il était obligé de les repousser; le nombre des mineurs devenait ridicule. Un jour qu’il prêchait à Cannara, à deux heures d’Assise, le village se jeta en pleurant à ses pieds; hommes et femmes, jeunes et vieux, voulaient entrer dans l’ordre. Saint François leur promit de chercher quelque chose pour eux. Ce quelque chose fut le tiers-ordre, un des grands événemens du moyen âge.
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François Mazelin Histoire du vénérable serviteur de Dieu… (1882)

Après avoir fondé en 1210 son Ordre des Frères-Mineurs, saint François établit en 1212 celui des Clarisses, par l'intermédiaire de sainte Claire, sa vertueuse compatriote ; enfin en 1221 il institua le Tiers-Ordre, pour les séculiers des deux sexes, mariés ou non, qui s'engageraient à observer, sous la direction d'un supérieur, toutes les pratiques religieuses compatibles avec leur condition.
partout l'étendard de la pénitence et de la pauvreté. Visiblement bénie de Dieu, cette milice sacrée remporta de grandes victoires
Source : Gallica

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