Ciment dentaire

Définition et enjeux

Charles Godon Clinique dentaire et dentisterie opératoire (1897)

Les ciments usités sont à prise lente ou à prise rapide. Selon qu'on se sert de l'un ou de l'autre, il importe de faire subira la dent une préparation spéciale. Une dessiccation complète de la cavité est nécessaire, surtout si l'on opère avec un ciment à prise rapide.
Les premiers ciments dentaires employés étaient des oxychlorures de zinc ; le liquide, du chlorure de zinc, et la poudre, de l'oxyde de zinc; d'une durée très variable, il était, dans le voisinage de la gencive, très rapidement détruit. Il n'est plus guère employé que pour l'obturation des canaux.
Source : Gallica

Charles Godon Clinique dentaire et dentisterie opératoire (1897)

CONTRE-INDICATIONS. — On ne peut considérer le ciment comme une substance propre à une obturation permanente très durable; il s'use facilement par la mastication.
Il manque de durée près de la gencive. Dans le voisinage de la pulpe, il doit être placé une couche intermédiaire de gutta-percha, pour protéger l'organe pulpaire contre l'action caustique de l'acide phosphorique qui pourrait en amener la mortification.
MODE D'EMPLOI. — La cavité destinée à recevoir le ciment doit être complètement prête à cause de la prise rapide du mélange.
Source : Gallica

Charles Godon Clinique dentaire et dentisterie opératoire (1897)

Dans une cavité triturante au contraire, on peut placer le ciment au fond ou contre les parois de la cavité, l'amalgame le recouvrant.
Ciment et étain. — Les obturations faites avec le mélange de ciment et d'étain protègent fort bien la dent près du bord cervical et empêchent la marche progressive de la carie, comme le mélange précédent; seulement l'amalgame n'offre pas immédiatement, comme l'étain, un plan bien solide au ciment pour terminer l'obturation immédiate.
Source : Gallica

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