Fibre musculaire lisse

Définition et enjeux

Paul Maisonneuve Zoologie, anatomie et physiologie animales… (1897)

La contraction de la fibre musculaire lisse, au lieu d'être instantanée, se fait bien plus lentement : ce qui peut s'expliquer par l'absence de division en disques contractiles, l'élément anatomique, par conséquent, restant beaucoup plus long, une dizaine de fois environ que dans le premier cas. Chaque fibre lisse a, en effet, deux à cinq centièmes de millimètre de hauteur, tandis que les disques des muscles striés n'ont pas plus de quelques millièmes de millimètre.
Source : Gallica

Isidor Rosenthal Les nerfs et les muscles (1878)

D'autres réactifs dissocient au contraire les fibres longitudinalement, de façon à les résoudre en fibrilles extraordinairement ténues, mais qui font voir encore cette alternance de points sombres et clairs produisant l'effet de stries dans la fibre intacte. On peut en outre démontrer qu'une fibre musculaire, récemment extraite d'un animal vivant, doit posséder une organisation liquide ou au moins semi-fluide.
Source : Gallica

Portrait de Charles Richet Charles Richet Physiologie des muscles et des nerfs… (1882)

Si l'on excite, soit électriquement, soit plutôt mécaniquement, par un pincement ou une percussion, une région limitée d'un muscle un peu fatigué, — l'expérience ne réussit très bien que sur les animaux à sang chaud, — on voit la fibre musculaire former comme un nœud au point excité, et cette nodosité persiste fort longtemps sans que la contraction limitée du muscle se propage aux autres fibres.
Source : Gallica

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