Spéculum vaginal

Définition et enjeux

Louis Martineau Traité clinique des affections de l'utérus et de ses annexes… (1878)

Le toucher vaginal, M. Courty l'a dit avec raison, est le moyen principal qui doit être employé par le médecin pour le diagnostic d'une affection de l'utérus ou des annexes. Le spéculum n'est qu'un moyen de contrôle et parfois un moyen de révision des sensations obtenues par le toucher. Tous les gynécologues partagent cette opinion. On ne peut étudier une affection de la matrice sans pratiquer le toucher vaginal et même le toucher rectal, de même qu'on ne peut étudier une affection du poumon ou du coeur sans la percussion et l'auscultation.
Source : Gallica

Reuben Ludlam Leçons cliniques et didactiques sur les maladies des femmes… (1879)

Le coït est impossible, et l'on ne peut pas introduire le plus petit spéculum sans provoquer les plus violentes douleurs ; dans quelques-uns des cas que j'ai traités, l'orifice vaginal était si complétement et si étroitement resserré, que je ne pouvais pas introduire mon petit doigt, ni même une sonde de femme dans le vagin, sans déployer une force exagérée. L'acte sexuel ne peut s'accomplir que d'une façon plus ou moins incomplète, et au prix de souffrances tellement vives, que les époux sont obligés d'y renoncer.
Source : Gallica

Jules Adrien Charles Mar Sarazin Traité d'anatomie topographique topographique… (1867-1870)

En somme, la direction du vagin n'est pas la même chez toutes les femmes, et l'on peut rencontrer des cas où les plus habiles praticiens se trouvent euxmêmes embarrassés. Le plus ou moins de hauteur de la symphyse pubienne suffit pour modifier notablement cette direction ; lorsque la symphyse descend très-bas, l'orifice vulvo-vaginal est porté en arrière, de sorte que le spéculum doit être dirigé tout à fait en haut, quelquefois même un peu en avant.
Source : Gallica

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