Tremblement (pathologie)

Définition et enjeux

Jean Grenier,  Le tremblement et les spasmes mnémoniques (1903)

“ Quoiqu’il en soit du tremblement d’origine musculaire, tous les auteurs sont d’accord actuellement pour reconnaître que dans l’immense majorité des cas, le tremblement est un phénomène d’ordre nerveux. Mais on est loin de s’entendre sur la nature de ce phénomène et la pathogénie en est encore très discutée, si bien que Déjerine, dans le Traité de pathologie générale de Bouchard, concluait, qu’en somme, nous ignorons la.physiologie pathologique des tremblements et
que toutes les théories émises jusqu’ici sont encore des hypothèses.
”
Source : Gallica

Portrait de Julius Althaus Julius Althaus,  Maladies de la moelle épinière… (1885)

“ Aussi le tremblement sclérotique se rencontre-t-il dans tous les mouvements complexes et usuels. Le malade ne peut prendre une tasse de thé sans en verser; il a la plus grande difficulté à s'habiller, à se raser, à boutonner ses effets, à couper sa viande, à manger, à écrire, à jouer du piano, etc., et l'écriture finit par devenir illisible. En règle générale, il est plus prononcé dans les membres que dans le tronc; nous avons toutefois rencontré un cas, que nous croyons unique, et où le tremblement sclérotique affectait exclusivement les muscles du tronc. ”
Source : Gallica

Henri Hallopeau,  Traité élémentaire de pathologie générale… (1884)

“ Le tremblement qui se produit au repos peut s'expliquer d'une manière analogue ; ce n'est plus la contraction, mais la tonicité musculaire qui est en jeu; les excitations qui normalement partent incessamment de la moelle pour donner aux muscles leur tonus ne sont pas d'égale intensité, et il en résulte une trémulation continue produite par la prédominance alternative des antagonistes ; c'est ainsi vraisemblablement qu'il faut interpréter le tremblement continu que l'on observe dans la paralysie agitante et chez les vieillards. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature