Théodore de Banville,
Contes bourgeois
(1885)
“ Gys est père d'une fille charmante, et tous les millions de l'association reviendraient un jour à celui qui épouserait mademoiselle Henriette Gys, car elle est la nièce de Crambes et la filleule de Kempff, qui tous les deux sont célibataires et sans enfants. – Eh bien ? dit le vieillard. – Ah ! fit Joseph, je me heurterai là contre une difficulté presque insurmontable. Cette jeune fille belle, mince sans maigreur, avec d'épais cheveux châtains et des yeux étrangement expressifs, est d'une pâleur verte, comme une morte qui se serait levée du tombeau, et c'est sa pensée qui la dévore. ”
