Louis Mercier

Élements biographiques

Louis Mercier,  Au pays comtois. Les Saxifrages… (1894)

“ Fuyant Besançon, la cite guerrière, J'allais un matin, sur les bords du Doubs, Ecouter des nids l'hymne printanière Et revoir de Mai le réveil si doux.
Le grand soleil d'or versait sa lumière ; Calmes, humant l'air, paissaient les boeufs roux. D'amour tressaillait la nature entière ; La terre et les cieux disaient : — Aimez-vous!
J'emperlais déjà les vers d'une eglogue Quand, moqueur contraste, en les près fleuris Je vis manoeuvrer de pauvres conscrits :
Et brutal, un chef, de sa voix de dogue, Leur criait fouettant leurs chevaux cabrés: A droite pointez, à gauche sabrez !...
”
Source : Gallica

Louis Mercier,  Défense de "l'Apostolique", journal religieux et ecclésiastique (1829)

“ Que la foule distraite et ignorante s'en tienne à ces assurances; mais des hommes d'état auront-ils été en vain admis par la Providence au spectacle des révolutions, à l'essai de leurs inventions et de leur puissance résumées en quelque sorte dans le période si court et si décisif qui vit renverser le trône des Bourbons et celui de Napoléon, la charte et l'acte additionnel, la constitution des représentans et les trois ou quatre déclarations et protestations qui forment encore le symbole du libéralisme et menacent de renverser une dernière fois tout ce que les miracles du ciel ont relevé? ”
Source : Gallica

Louis Mercier,  Au pays comtois. Les Saxifrages… (1894)

“ Notre Comté rayonne et se pare de fleurs, Plus limpide, le Doubs caresse ses rivages : Oh ! venez respirer de nos vieux monts sauvages La résineuse brise et les âcres senteurs.
Venez! La Séquanie, Ecosse de la France. Du pays d'Ossian a la magnificence. Amants du merveilleux, ensemble nous irons Surprendre le matin, dans leurs grottes, les fées. Ou, sur le bord des eaux, les ondines coiffées D'iris, de nénuphars et de frais liserons.
”
Source : Gallica

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