René Guillemot

Élements biographiques

René Guillemot Traité des consignations (1868)

Quand le litige qui a motivé le séquestre n'existait qu'entre deux adversaires, c'est un jugement qui met fin au débat; mais si un plus grand nombre d'intéressés se trouve en cause, et si les sommes sur lesquelles ils font valoir leurs droits sont insuffisantes pour les satisfaire tous entièrement, ou si encore la nature de leurs droits est telle qu'ils ne doivent point arriver en concurrence, mais seulement selon le rang que la loi leur assigne, alors, selon les cas, c'est à une contribution ou à une procédure d'ordre qu'il faut avoir recours.
Source : Gallica

René Guillemot Traité des consignations (1868)

Le législateur, entre deux dangers, l'un purement accidentel, celui où un acte d'opposition ou d'appel se produirait après la délivrance des certificats ; l'autre constant et plus grave, puisqu'il ne tendrait à rien moins qu'à retarder l'exécution de tout jugement contre les tiers, ce qui est une atteinte à la puissance de la justice déjà trop lente à se manifester, a opté pour l'inconvénient le moins sérieux, et selon ses habitudes, a fait plier l'intérêt privé devant l'utilité publique.
Source : Gallica

René Guillemot Traité des consignations (1868)

Nous poserons en principe, que l'acte par lequel un créancier transmet ses droits contre la Caisse ne saurait être une véritable subrogation. La subrogation, en effet, est une opération dont le but principal est la libération du débiteur. Le seul mobile de l'intervention du tiers qui se fait subroger, c'est de remplir un bon - office, de telle sorte que, s'il avait payé au créancier une valeur moindre que le montant de la créance, il n'aurait recours contre le débiteur que pour une somme égale à ses déboursés.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature