Résumé

Adalbert Frout de Fontpertuis La Deuxième Chambre, condition d'équilibre constitutionnel et de sécurité sociale… (1873)

Quand, quelque jour, on cherchera pour le corps électoral une assiette définitive et une combinaison susceptible de le soustraire tant aux paniques qui l'entraînent vers la servitude qu'aux ignorances qui l'ont fait échouer sur le socialisme, on adoptera sans doute le vote à deux degrés. Aujourd'hui, il n'y a point lieu d'y songer, et lui attacher la marque de ce système, ce serait compromettre, d'une façon peut-être irremédiable, l'essai d'une institution à laquelle on doit, au contraire, faciliter la voie et rendre les débuts aussi aisés que possible.
Source : Gallica

Adalbert Frout de Fontpertuis La Deuxième Chambre, condition d'équilibre constitutionnel et de sécurité sociale… (1873)

Confier à une assemblée la garde du pacte constitutionnel et lui attribuer le contrôle législatif, c'est du même coup trancher, selon nous, la question de son origine. Comprendrait-on qu'avec un mandat de cet ordre, et des attributions de cette importance, elle sortît d'un groupe privilégié d'électeurs, et ne pût ainsi exciper que d'un titre moins général que celui de la chambre proprement législative?
Source : Gallica

Adalbert Frout de Fontpertuis La Deuxième Chambre, condition d'équilibre constitutionnel et de sécurité sociale… (1873)

Mais s'il est certain que les sociétés humaines gravitent vers l'unité morale, la poursuivant jusqu'à ce qu'elles l'aient atteinte, et périssent si leur dessein reste impuissant, il n'est pas moins incontestable que cette unité, selon la forme et le corps qu'elle revêt, enfante tantôt la liberté, tantôt le despotisme. Que tous les pouvoirs se concentrent et que tous les droits se résument dans une force unique, Royauté ou Assemblée élue qu'importe, on a le despotisme
Source : Gallica

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