Alfred Marquiset

Résumé

Alfred Marquiset Revue des Deux Mondes

Si c’est une masse sans représentation légale qui doit faire un Empereur, c’est l’armée. Il y a là des hommes de tous les pays, de tous les départemens. Pourquoi donner au peuple de Paris le droit de faire un Empereur ? Tant que je gouvernerai, la ville de Paris ne sera que la capitale et non toute la France. »
Le préfet de Versailles, interrogé, croit qu’il ne faut pas s’exposer aux témoignages de contentement ou de mécontentement du peuple.
L’EMPEREUR. — « Ce n’est point une fête pour amuser le peuple, c’est une cérémonie qui doit avoir la plus grande influence sur le sort de l’Etat. »
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L’Empereur, le Sénat, le Conseil, le Corps législatif et le Tribunal composent toute la machine gouvernementale. Ensemble ils peuvent faire tout ce qu’ils veulent. Ils représentent la nation. L’Empereur, qui est le chef de tous, est héréditaire parce qu’il faut choisir entre les inconvéniens et qu’il y a moins d’inconvéniens à ce qu’il soit héréditaire qu’électif, sans quoi, il serait électif.
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Tout ce qui tend à rendre sacré celui qui gouverne est un grand bien. Le malheur de nos jours est qu’on raisonne trop la puissance. Quand les peuples la croyaient conférée par la divinité, ils la regardaient comme sacrée.
TREILHARD. — « Ce ne fut jamais sans de grands inconvéniens qu’on joignit la religion à la politique.
« Cette démarche sera-t-elle conséquente dans le moment où la nation proclame la liberté des cultes ? De quel œil croyez-vous qu’elle sera considérée des Cabinets protestans? Et si jamais un des successeurs de l’Empereur est protestant, il changera donc le cérémonial. »
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