Résumé

Anselme Dominique Conte Faut-il la République ? ou le Présent et l'avenir… (1849)

Et ces représentants; ces ministres, qui, pour épargner les gros, et par conséquent eux-mêmes, laissent l'assiette de l'impôt telle qu'elle a été établie par l'ancien monde, impôt si lourd pour le pauvre, et si léger pour le riche : partagéux !
Ce capitaliste qui vous prête à plus ou moins usure, car vous empruntez toujours à un taux onéreux, puisque vous payez un intérêt plus élevé que le rapport de vos terres : partageux !
L'avoué qui vous poursuit pour un remboursement, l'huissier,qui vous saisit, le fisc qui grossit votre dette, déjà si difficile à payer ; partageux !
Source : Gallica

Anselme Dominique Conte Faut-il la République ? ou le Présent et l'avenir… (1849)

Malheureuse société que celle où les distinctions sont prodiguées à la faveur, arrachées par la crainte, et laissent le mérite dans l'oubli ; où l'oubli et l'ingratitude sont à l'ordre du jour, dès qu'on peut être impunément oublieux et ingrat!
Tel est l'état d'abandon dans lequel languit l'agriculture, et cependant c'est elle qui supporte presque entièrement l'énormité des charges du budget, qui paie tous les ans plus d'un milliard d'intérêts aux capitalistes, à cause de l'infimité des moyens transactifs que possède la nation, si peu en harmonie avec ses besoins.
Source : Gallica

Anselme Dominique Conte Faut-il la République ? ou le Présent et l'avenir… (1849)

Que lui fixer un taux plus bas, c'est porter le moyen transactif à disparaître de la circulation, à s'accumuler dans les coffres, en attendant d'atteindre la propriété à laquelle il visera sans cesse; dès lors, c'est exposer le commerce et l'industrie à languir, dépérir, s'éteindre ; c'est élever la propriété à un prix fabuleux ; c'est anéantir le bien-être ; c'est multiplier les privations et la misère générale en opposition avec le chiffre fictif de la propriété foncière, dans laquelle consisterait toute la richesse publique
Source : Gallica

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