Antoine Ricard, Mgr Freppel (5e éd.) (1892)
“ La douleur du fils de l'Alsace fut immense. N'écoutant que son cœur, il tenta une démarche, sur laquelle son patriotisme pouvait seul s'illusionner. Il écrivit à l'Empereur Guillaume ! — Croyez-en, disait-il au vainqueur, un évêque qui vous le dit devant Dieu et la main sur la conscience : l'Alsace ne vous appartiendra jamais. Vous pourrez chercher à la réduire sous le joug, vous ne la dompterez pas. Catholiques ou protestants, tous ont sucé, avec le lait de leur mère, l'amour de la France, et cet amour a été, comme il demeurera, l'une les passions de leur vie. ”
