Edgar Monteil

Edgar Monteil

Résumé

Portrait de Edgar Monteil Edgar Monteil,  Souvenirs de la Commune (1883)

“ LE RAPPEL
PENDANT LA COMMUNE
A SES COMPAGNONS DE CAPTIVITÉ
PRÉFACE
Quand on a été droit son chemin, quand rien ne vous a fait dévier au milieu des misères de la vie et du combat pour l'existence, quand on a toujours levé assez haut la tête pour tenir à distance ceux qu'on regarde comme indignes, quand, en un mot, on se sent honnête, il ne coûte point de dire la vérité. Mais celui-là aurait-il eu des reproches réels à s'adresser (et il y a bien peu d'hommes qui ne puissent se frapper la poitrine) qu'il serait honnête par la façon dont il confesserait sa vie.
”
Source : Gallica

Portrait de Edgar Monteil Edgar Monteil,  Souvenirs de la Commune (1883)

“ Paris est morne, on sent planer la mort partout, aucune porte, aucune fenêtre ne s'ouvre, le malheurex qui passe glisse le long des maisons, le silence est coupé uniquement par le sifflement incessant des balles et de temps-en-temps par la détonation d'un obus.
Nous suivons les quais. Des gardes-nationaux, des femmes, des enfants « rappliquent » du côté de l'Hôtel-de-Ville, chassés par les Versaillais. On parle à voix basse ou on n'ose souffler. De loin-en-loin un groupe, des hommes qui emportent un cadavre sur leurs épaules.
”
Source : Gallica

Portrait de Edgar Monteil Edgar Monteil,  Souvenirs de la Commune (1883)

“ LA PRISON DE BEAUVAIS 321
Ce jour-là, nous changeons la paille de nos paillasses. On nous donne environ une botte de paille fraîche tous les mois. Nous renouvelons à moitié notre lit, puisque notre couche se compose d'une paire de draps, d'une paillasse et de deux couvertures.
Nous mettons notre vieille paille en tas dans le préau et nous étalons nos couvertures sur la rampe de l'escalier pour leur faire prendre l'air.
Tout-à-coup les gardiens effarés se précipitent chez nous en criant: « L'inspecteurgénéral ! l'inspecteur-général ! »
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature