Résumé

Edmond Bonnaffé Les collectionneurs de l'ancienne Rome (1867)

Je nie, dit Cicéron, que dans toute la Sicile, dans cette province si riche, si ancienne, parmi tant de cités et de familles opulentes, il y ait un seul vase d'argent, un seul bronze de Corinthe ou de Délos, une seule pierre précieuse, une seule perle, un seul ouvrage en or ou en ivoire, une seule statue de bronze, de marbre ou d'ivoire; je nie qu'il y ait une seule peinture, une seule tapisserie que Verrès n'ait recherchée, qu'il n'ait examinée, et, quand l'objet lui a plu, qu'il n'ait enlevé.
Source : Gallica

Edmond Bonnaffé Les collectionneurs de l'ancienne Rome (1867)

Vindexest un autre homme; c'est un connaisseur.
« Qui peut lutter avec lui pour la sûreté du coupd'œil? Il sait à fond les procédés de chaque artiste de l'antiquité, et quand l'œuvre n'est pas signée, il décide à quel maître elle appartient. Il vous indiquera le bronze qui a coûté tant de veilles au savant Myron, le marbre que le ciseau de l'infatigable Praxitèle a fait vivre, l'ivoire poli par la main de Phidias, les bronzes qui respirent en sortant des fourneaux de Polyclète, et la ligne, le vrai cachet de tout Apelle authentique2. »
Source : Gallica

Edmond Bonnaffé Les collectionneurs de l'ancienne Rome (1867)

Atticus était aussi un excellent connaisseur en antiques; ses longs séjours en Grèce l'avaient formé.
Les gens les plus considérables le recherchaient, et Pompée l'avait chargé de l'arrangement des statues de son théâtre. Esprit aimable, sage, adroit et prudent, ami de Sylla et du jeune Marius, de César et de Pompée, de Cicéron et d'Hortensius, d'Antoine et d'Auguste1, mettant sa bourse à la disposition de chacun, Atticus sut parvenir, dans ces temps difficiles, jusqu'à soixante et dix-sept ans sans s'être brouillé avec personne. Atteint d'une maladie douloureuse, il se laissa mourir de faim.
Source : Gallica

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