Résumé

Edmond Lecomte Le maréchal duc de Boufflers et sa famille… (1892)

Madame de Maintenon lui ayant répondu que l'affaire était trop sérieuse pour en faire une plaisanterie, le maréchal répliqua : « M. Fagon est un excellent médecin, M. Chamillard un excellent avocat; ils ne sont hommes de guerre ni l'un ni l'autre. Seulement, M. Chamillard qui n'a pas d'esprit, fait un mal énorme à l'État, tandis que M. Fagon qui est homme d'esprit et de sens, fera des fautes au commencement par manque d'expérience, mais par la suite il rendra de réels services. »
Ce bizarre, mais fin parallèle fut rapporté au roi, et fit beaucoup de mal à Chamillard.
Source : Gallica

Edmond Lecomte Le maréchal duc de Boufflers et sa famille… (1892)

Pour bien comprendre la grandeur de ce trait, digne des Romains les plus illustres, il faut se rappeler que le maréchal de Boufflers, au comble des honneurs et de la gloire, très bien vu du Dauphin et du duc de Bourgogne, n'avait qu'à demeurer en repos et à soigner sa santé délabrée, tandis qu'il allait compter avec un homme jaloux, sans principes, disposé à faire siens tous les succès et à jeter ses fautes à la tête des autres.
Source : Gallica

Edmond Lecomte Le maréchal duc de Boufflers et sa famille… (1892)

Cette faveur, qui lui fut d'abord refusée sous le prétexte qu'il n'était pas d'usage qu'un maréchal de France fit office de gouverneur de ville, lui fut enfin accordée. Comme il n'y avait plus d'argent dans le Trésor, il emprunta cent mille écus sur ses biens, et répondit pour le roi, en Flandre, de plus d'un million. Il renforça la garnison avec trois mille jeunes volontaires, dont il fit bien vite de vieux soldats. Il se conduisit en héros pendant le siège où il fut l'idole des soldats et des habitants, qui se battaient comme des enragés au cri de « Vive le roi et Boufflers! »
Source : Gallica

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