Résumé

Eugène Billod Traité de la pellagre, d'après des observations recueillies en Italie et en France… (1865)

Elle portait un érythème pellagreux type sur la nuque, le front, les paupières, le nez et le dos des mains; sur cette dernière région, l'érythème était bulleux, et sur toute l'étendue l'épiderme était soulevé comme par l'ampoule d'un vésicatoire. On rencontre rarement dans les pays à pellagre des lésions cutanées aussi considérables. Les lèvres étaient couvertes de squammes noirâtres et de gerçures aphteuses; la langue était lisse, sans, papilles et sillonnée de dépressions qui lui donnaient une apparence fendillée. La soif était vive, avec sensation de brûlure à l'épigastre; pas de diarrhée.
Source : Gallica

Eugène Billod Traité de la pellagre, d'après des observations recueillies en Italie et en France… (1865)

Elle n'avait pas non plus de diarrhée. On ne pouvait guère, dans ce cas, révoquer en doute que l'altération pellagreuse ait été postérieure à la première atteinte de folie, car si la pellagre eût été antérieure à cette atteinte, un intervalle de trois ans de santé parfaite serait chose bien extraordinaire. Du moins, c'est ainsi que j'apprécie le fait, quoique je n'aie pu avoir encore une grande pratique des pellagreux. Ce qui me paraît encore remarquable dans ce fait, c'est l'union de la démence et de la paralysie pellagreuse avec quelques symptômes de la paralysie progressive.
Source : Gallica

Eugène Billod Traité de la pellagre, d'après des observations recueillies en Italie et en France… (1865)

Mais, il suffit de la moindre réflexion pour reconnaître que l'équivoque n'est que dans les mots et non dans les choses et que l'inversion dont on pourrait se prévaloir pour établir une distinction entre les deux pellagres ne prouve absolument rien. Dans l'une, en effet, la pellagre et la folie sont unies par un lien étiologique, tandis que dans l'autre ce lien est symptomatique, c'est-à-dire que, dans la pellagre des aliénés, la folie constitue une cause prédisposante, et que, dans la pellagre endémique, elle représente un symptôme de l'entité pathologique admise.
Source : Gallica

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