Eugène Fourmestraux

Résumé

Eugène Fourmestraux Les idées napoléoniennes en Algérie (1866)

L'empereur recommande de faire des efforts simultanément dans ces trois directions qui ne sont que les parties d'un même tout. L'Algérie, a-t-il dit, est, à la fois, un royaume arabe, une colonie européenne et un camp français. Il ne s'agit pas plus de sacrifier l'état arabe et la colonie au camp, militaire, que d'édifier l'établissement européen sur les ruines de la société arabe, ou de faire reculer la colonisation devant le royaume arabe. Tous les hommes de bonne foi ont compris qu'ici, le royaume arabe est une expression de géographie et non l'indication d'une tendance politique.
Source : Gallica

Eugène Fourmestraux Les idées napoléoniennes en Algérie (1866)

Dès le premier jour, en effet, il était évident que si l'on voulait se fixer en Afrique, la prise d'Alger et du littoral n'étaient pas des faits décisifs : les esprits fermés et à longue vue comprenaient qu'il fallait aller en avant et s'emparer du pays. A leurs yeux, la conquête effective de l'Algérie était la condition d'un établissement solide à Alger et sur la côte. Le premier agent de la colonisation et du progrès est la domination et la sécurité qu'elle produit.
Source : Gallica

Eugène Fourmestraux Les idées napoléoniennes en Algérie (1866)

Biskara apparaît alors, semblable à un point noir au milieu de cette immensité aride, tourmentée d'ondulations comme une mer agitée. Le cortége impérial descendit la rampe rapide du Djebel-Ghezal et ne s'arrêta que sous un arc de triomphe dressé à l'entrée de la ville par ces pauvres habitants du désert, qui reçurent Napoléon III avec les marques du plus grand enthousiasme. Il n'en pouvait être autrement, car la proclamation que l'Empereur adressa au peuple arabe en mettant le pied sur le sol africain eut un immense écho dans les tribus, dans les douars les plus reculés
Source : Gallica

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