Firmin Galabert

Résumé

Firmin Galabert Réalville, bastide royale (1898)

A ses pieds, dans un nid de verdure, au bord de l'Aveyron, se cachent les restes de l'antique doyenné de Cayrac. A l'ouest, à quelques pas
du ruisseau où la Lère coule ses eaux tranquilles, l'on aperçoit une villa bâtie sur l'emplacement de l'abbaye de Saint-Marcel, et les coteaux où fut le castrum d'Almont ; au nord, Saint-Vincent-d'Antéjac, et plus loin, masqué par de hautes collines, le village d'Auty, qui fut jadis de la juridiction de Réalville.
Sur ce territoire, les hommes qui n'ont point eu d'histoire ont laissé leur trace.
Source : Gallica

Firmin Galabert Réalville, bastide royale (1898)

Le 9 juin 1597, le doyen de Cayrac put affermer les dîmes, non seulement à Cayrac, mais encore dans les diverses possessions du monastère, à Saint-Nazaire, à Ardus, aux sols de Tauge, de Saint-Barthélemy, de Mirabel, de Compte et de Belram, de Loyle et du Burguet, et de Lalande à Nègrepelisse ; et les capitaines huguenots, eux-mêmes, à qui la paix faisait des loisirs, n'hésitèrent pas à se charger de la perception des fruits décimaux pour en tirer bénéfice 2.
Source : Gallica

Firmin Galabert Réalville, bastide royale (1898)

Le commerce et l'agriculture étaient prospères. C'est au port, dont Réalville avait le tiers, Cayrac un tiers, Caussade le troisième tiers, que venait aboutir le mouvement commercial du Rouergue et du Querci ; c'est là qu'il traversait l'Aveyron, d'où il transitait en Languedoc par Montauban ; c'est là que les mariniers d'Albias, de Nègrepelisse et même de Montricoux, couverts du collet à peau de mouton 3, faisaient les chargements de blés, vins, chanvres et pastels, d'où, en suivant le cours de la rivière, ils les amenaient jusqu'à Bordeaux.
Source : Gallica

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